La princesse rend visite au roi { Aizen
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La princesse rend visite au roi { Aizen

Invité






MessageSujet: La princesse rend visite au roi { Aizen
Dim 18 Mar - 20:36

Cela faisait déjà un bon moment que la jeune femme était entourée de ces murs blancs, enfermés entre ces murs blancs. Pourtant, cela semblait faire une éternité qu’elle y était coincée. En effet, Orihime ne souriait plus depuis son arrivée. Elle n’avait plus la moindre force ni pour sourire, ni même pour faire semblant d’y être heureuse. De toute façon, quelle personne captive pourrait se sentir heureuse ou sourire même un peu face à ses bourreaux ? C’était impossible. Néanmoins, elle faisait son possible. Elle ne pleurait jamais et ne réagissait pas non plus de manière impulsive. La demoiselle ne voulait pas donner de raisons à ces êtres qui n’étaient pas humains pour la torturer un peu plus. Son caractère était déjà une raison suffisante pour la torturer. Après tout, c’était parce qu’elle était aussi altruiste et qu’elle tenait bien plus à la vie de ses amis qu’à la sienne que la jeune Inoue avait été forcée de suivre cet arrancar du nom d’Ulquiorra Schiffer. Et sans même la connaître, ils le savaient déjà tous. Est-ce que ce shinigami renégat l’avait surveillée pendant qu’il était considéré comme mort ou l’avait-il fait depuis son trône à Las Noches ? Au fond, la jeune princesse ne connaissait rien ni de ces arrancars, ni de ce dit roi et peu de choses sur ses acolytes. Eux en connaissaient long sur la rouquine. Alors, que pouvait-elle faire face à ces monstres à l’apparence humaine et ces shinigamis traîtres ? Oui, l’humaine était impuissante face à eux. Mais tant qu’elle tenait, tant qu’elle leur faisait croire qu’elle était intouchable, elle savait qu’elle allait pouvoir tenir le coup. Là était la seule chose qui faisait que la demoiselle tenait encore debout et qu’elle n’avait pas encore sombré au total désarroi.

Cette cellule, c’était le meilleur endroit, au fond, pour la demoiselle. Pourquoi ? Elle y était seule et enfermée, au fond. Oui, mais au moins, là, elle n’avait pas besoin de mentir. Elle pouvait se montrer sincère et penser à ce qu’elle seule pouvait entendre. La jeune femme pouvait même penser à Ichigo, Chad ou Uryû sans que qui que ce soit ne le sache ou ne le devine aux expressions se dessinant sur son visage pâle. Dans cette cellule, elle était laissée livrée à elle-même. Même si quelques fois cet arrancar au visage triste rentrait et venait lui donner de nouveaux ordres ou même de quoi se nourrir, elle n’avait jamais à le supporter bien longtemps. Il n’était, après tout, pas des plus bavards, bien au contraire. Peut-être, qu’au fond, elle n’était pas la plus malheureuse des prisonnières. Du moins, en apparence. Et tout le monde le sait, les apparences sont, dans la plupart des cas, trompeuses. Si elle n’était pas torturée physiquement, elle était sans cesse torturée par des attitudes ou des phrases qui se voulaient pourtant gentilles. Elle l’avait compris en les côtoyant, ces monstres et surtout leur roi utilisaient des attitudes qui soumettaient la jeune humaine en tout point. Elle n’était pas aussi dupe qu’on ne pouvait le croire. La jeune femme était au contraire bien consciente de ce qui se déroulait. Après tout, la rouquine avait toujours été la plus intelligente de sa classe. Donc, non, Orihime n’était pas stupide. Elle savait très bien que cet homme n’était pas foncièrement gentil. Elle le savait cruel et sadique. Mais s’il jouait avec les apparences, elle allait en faire de même, pour être à égalité, ou du moins, autant qu’elle le pouvait. Parce qu’elle le savait aussi, il y avait un fossé énorme entre ce roi et elle-même. Elle ne se faisait pas d’illusions. Elle savait que quoi qu’elle fasse, tout serait déjoué par ce shinigami. C’était pour cette même raison qu’elle ne tentait rien, aucune fuite. Et puis, et surtout, elle pensait à Ichigo et les autres. Elle ne voulait pas qu’ils soient en danger parce qu’elle tentait de fuir ce château tout de blanc.

D’ailleurs, elle y pensait encore et toujours à ses amis. En ce moment-même, enfermée dans sa cellule, elle pensait à Uryû, qui sans cesse la protégeait malgré ses gaffes, Chad qui ne parlait pas énormément mais qu’elle avait appris à apprécier à sa manière, et Ichigo, le garçon qu’elle aimait par-dessus tout. S’ils lui manquaient ? Sans aucun doute. Néanmoins, elle ne voulait pas qu’ils viennent la sauver. Elle ne tenait pas à les savoir morts par sa faute. C’était impensable pour la jeune humaine. Et à cette idée, elle semblait à nouveau plongée dans la déprime. Elle était véritablement submergée par ces images atroces. Elle ne devait plus y penser. Elle devait oublier cela, sinon, elle serait à nouveau trop tentante pour les arrancars qui sentaient une véritable jouissance à la voir souffrir. Et tandis qu’elle songeait toujours à tout cela, elle fut interrompue. Elle entendit toquer avant de voir un arrancar rentré, un arrancar qu’elle ne connaissait pas du tout, mais au fond, elle ne connaissait pas tous les habitants de ce château. Il prononça quelques mots, il semblait aussi bavard qu’Ulquiorra…


"Notre roi, Aizen-sama, te demande. Suis-moi."

Que lui voulait ce roi à un moment pareil ? De toute façon, peu importe la raison, elle savait qu’elle n’avait d’autre choix, elle devait aller le voir s’il le souhaitait. La jeune femme se leva donc sans plus attendre, rejoignant rapidement l’arrancar avant de prendre la direction des quartiers personnels du grand « roi ». Elle regardait parterre et de temps en temps tout autour d’elle mais jamais juste face à elle. Ils marchèrent un bon moment, cela semblait durer l’éternité, mais il n’en était rien. Finalement, l’arrancar se stoppa, toquant à la porte du shinigami traître qui lui demanda de rentrer. Il fit ensuite rentrer la jeune rouquine qui ne regarda pas franchement l’homme qui de son aura oppressait déjà l’humaine. La tête baissée, elle tenta de prononcer quelques mots.

"Vous… m’avez demandée, Aizen-sama ?"

Elle se détestait rien qu’en prononçant ses mots. Elle se détestait presque autant qu’elle le détestait, lui. Mais elle n’avait à nouveau pas le choix.
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MessageSujet: Re: La princesse rend visite au roi { Aizen
Lun 26 Mar - 17:30

Une terre aussi immense qu’une planète, aussi aride que le plus célèbre des déserts, et par-dessus tout plus effrayante qu’une nuit passé seule avec un groupe de vampires. Ce monde dont il était question reflétait l’aspect sordide qu’était le Hueco Mondo. Seul Aizen Sôsuke, un homme dont rien n’impressionne avait réussi à pénétrer ce royaume en soumettant chaque habitant par sa propre volonté. Pour le rendre moins morne, il avait construit un palais gigantesque tout en y imprégnant un ciel bleu en guise de toit. Cela lui permettait de réfléchir, de penser parfois comme un philosophe. Ce qu’il aimait par-dessus tout, c’était de se rendre sur sa terrasse, de se tenir immobile en observant le néant, et de songer tranquillement à la suite de ses machinations. Il élaborait les plans avec une telle efficacité, les trouvant avec un naturel hors norme. De par son intelligence supérieure, il effrayait beaucoup de monde qui pour la majorité était incapable de prédire quoi que ce soit en sa compagnie. C’est aussi l’incompréhension totale qui avait submergé les Arrancars lorsque ce dernier avait forcé Inoue Orihime à se joindre à lui. Ses pouvoirs étaient très intéressants, ils lui seraient très certainement d’une grande aide au moment voulu. En même temps, l’avoir fait venir jusqu’ici était un jeu, autant qu’elle figurait en tant que simple appât pour attirer Kurosaki Ichigo ici. Un calcul très s précis qui lui permettait de bénéficier de bien des choses. Avec la jeune femme, il essayait d’être le plus courtois possible, gentil et aimable au mieux pour ne pas la brusquer. Elle était fragile, c’est pourquoi il savait comment l’aborder. Pourtant, même avec toute la délicatesse dont il faisait preuve quand elle lui rendait visite, il savait qu’elle ne voyait pas en lui un homme attentionné et prévenant. Bien au contraire, elle connaissait ses intentions. Seulement la politesse n’est pas exclue chez les traitres aux ambitions démesurées. Il avait beau être parfois cruel et sans compassion, il savait aussi faire preuve de tact et de décence.

Pour en apprendre plus sur elle, et aussi pour lui demander un service, il avait demandé à l’un de ses sbires d’aller la chercher et de la guider jusqu’à son quartier. Il pouvait voir d’ici la réaction de la petite poupée, à la fois décontenancée et maladroite dans ses pensées. Elle devait être incapable de réagir normalement, ne sachant ni quoi faire ni comment. Rien que d’y penser, c’était amusant.
En attendant, le dirigeant du palais s’attardait sur sa balustrade, il posait ses yeux à demi clos à l’extérieur des murs. Il n’y avait pas à dire, c’était vraiment trop calme pour le moment. Vivement que la vivacité intrépide des sauveurs de la princesse insuffle un peu de vie à ce monde mort et désolant. Enfin bon, ce n’était ni le moment, ni l’heure pour s’attarder sur de tels détails. L’invité allait bientôt surgir, c’est pourquoi il lui fallait un accueil digne de sa convenance. L’homme vêtu de blanc s’éternisa à contempler une dernière fois ce royaume qui autrefois ne lui appartenait pas, puis il se retourna ensuite pour marcher en direction de son fauteuil. Il s’assit et patienta. De là, il pouvait sentir toute présence qui s’approchait, c’était en quelque sorte l’endroit le plus adapté pour une personne de son rang.
Il ne fallut que quelques minutes de répit au commandant avant qu’il ne puisse jouir de son rôle d’hôte. En effet, un Arrancar frappa à la porte puis entra en s’excusant. Il annonçait avec une formalité décisive la présence d’Inoue. Bien, ils avaient fait plutôt vite pour arriver jusqu’ici, ce qui était plutôt un bon point. La rouquine fit à son tour son entrée. Et même si ses yeux essayaient de lui échapper toute rencontre avec les siens, il pouvait clairement percevoir le mal-être de celle-ci. On dirait qu’elle ne parvenait pas à se défaire de l’aura qui encadrait le malfaisant personnage. L’Arrancar qui l’avait accompagné quitta ensuite la pièce sous les appréciations de son supérieur. Après quoi, le maitre répondit immédiatement aux interrogations de la demoiselle.

« En effet. Mais ne t’inquiète pas, je ne t’ai pas fait demander pour réaliser mes désirs grâce à ton pouvoir. Non, rien de tout cela. Disons que tu peux considérer cette visite comme étant de courtoisie, et uniquement comme tel. J’aimerais en apprendre beaucoup plus sur toi et ce qui t’entoure. Approche veux-tu. »

Il parlait toujours aussi calmement, avec autant de galanterie que d’hospitalités. Encore une fois, même si on avait pour habitude de côtoyer l’homme, nul ne pouvait dire si c’était sincère ou non de sa part, ou bien si c’était encore l’un de ses nombreux jeux. Toutefois, la jeune femme aura le temps de se forger sa propre opinion durant cette petite rencontre qui laisserait aux deux êtres l’opportunité de s’informer davantage. Avant de se lancer dans une conversation à risque, Aizen attendit qu’elle s’approche de lui. Lorsque ce fut fait, il se leva et prit délicatement la main de cette dernière pour y déposer un baiser gracieux. Si ses fraccions –Loly et Menoly- avaient été là, elles n’auraient sans doute pas supporté cette courte scène. Le protocole respecté, il fit signe à la demoiselle de le suivre sur le balcon, à l’extérieur, en outre, son endroit fétiche. De la sorte, il espérait qu’elle puisse plus aisément se détendre et ainsi qu’elle fasse preuve de plus de dialogue qu’à l’accoutumée. De toute façon, n’est-ce pas toujours au convive de détendre ses clients ? Si, et c’est justement ce qui se passa.

« Si tu as un quelconque problème avec les Arrancars ou autre chose, tu peux m’en parler. Je pourrais rapidement régler ces quelques soucis. En revanche, j’aimerais savoir comment se passe ton séjour ici, et si tu as la moindre question à me poser. Profites-en, ce ne sera pas tous les jours que tu seras amené à discuter avec moi. »

Il soulignait la rareté de l’opportunité comme s’il voulait la pousser à lui demander quelque chose. Ou bien peut-être cherchait-il des réponses à travers ses questions à elle. Dans tous les cas, il était assez main pour trouver ce qu’il cherchait. Elle n’avait alors d’autres choix que de se lancer elle aussi dans la partie « conversation ».


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MessageSujet: Re: La princesse rend visite au roi { Aizen
Dim 8 Avr - 16:29

La jeune femme était plutôt paniquée par l’idée de rencontrer cet homme, de rester ainsi, un bon moment avec lui, dans cette pièce, et loin de cette cellule qui au final, ne lui déplaisait pas vraiment. Pourquoi ? Tout simplement parce que là, elle était seule et lorsqu’elle était seule, elle n’avait pas besoin de mettre un masque sur le visage. Orihime détestait l’idée de se montrer soumise, d’un autre côté, elle savait qu’elle n’avait pas le choix. Peut-être, même, qu’en se montrant docile, elle pourrait apprendre les plans que projetait cet homme, Aizen Sôsuke. Cet homme ne lui inspirait aucune sympathie, aucune compassion, aucune amitié. Elle ne le haïssait pas non plus, parce qu’il n’était pas dans son caractère d’haïr quelqu’un, cependant, elle ne le comprenait pas et ne l’appréciait tout simplement pas. De plus, elle n’avait aucun point commun avec lui, ses sbires et les arrancars qui habitaient les lieux. Tandis que la jeune rouquine semblait être la gentillesse incarnée, eux semblaient ne connaître que la violence, le sang et la haine. Cependant, si beaucoup pensaient que la demoiselle était naïve et stupide, il n’en était pas. La cadette et l’unique Inoue encore en vie était bien plus intelligente qu’elle n’y paraissait. La jeune femme se doutait néanmoins que cet homme ne devait pas être aussi inconscient. Il devait la connaître, il devait savoir qu’elle n’était ni débile, ni insensible. C’était d’ailleurs sur cette sensibilité et cet esprit réfléchi qu’il se basait. Puisque la jeune femme n’était pas stupide, il savait qu’elle le croirait capable de tuer ses amis si elle ne suivait pas cet arrancar, Ulquiorra. D’ailleurs, lorsqu’elle le voyait en ce moment-même, elle ne pouvait que penser à tout cela. Il était fourbe, rusé et un véritable manipulateur. Alors au fond, pourquoi voulait-il la voir, elle, et maintenant ? Il n’agissait jamais sans une raison derrière, elle avait appris cela bien vite.

Alors que la jeune humain réfléchissait à tout cela, l’arrancar était déjà parti, selon les ordres de son maître, de ce roi. Ils étaient désormais seuls, rien qu’à deux. Ce n’était pas pour rassurer la jeune adolescente qui n’était jamais très à l’aise face à cet homme, face à ce shinigami. Il avait un reiatsu des plus effrayants. Puisqu’elle n’était pas aussi puissante que lui, voire la plus faible de tous, elle ne faisait pas du tout le poids. Finalement, il prit enfin la parole. Il répondit à la question de la jeune femme qui avait déjà eu le temps de se tourmenter vis-à-vis de sa venue en ces lieux. Elle allait enfin comprendre le pourquoi du comment. Ce n’était donc pas pour user de ses pouvoirs de guérison ? Du moins, c’était comme cela que la rouquine les voyait. Elle ne connaissait pas encore exactement la nature de ses pouvoirs. Mais tout cela n’était guère très important. Le fait était qu’il parlait d’une visite de courtoisie. Une visite de courtoisie ? Pourquoi cela ? Qu’est-ce qu’il mijotait réellement ? Voulait-il en apprendre plus sur elle pour la déstabiliser et lui faire croire à un semblant de compassion et de sympathie ? Orihime n’allait pas tomber dans le panneau. La princesse n’était pas dupe, même face au roi démoniaque qu’il était. Cependant, même si elle savait que tout cela n’était qu’une comédie grotesque, elle allait participer à cette comédie pour la simple bonne raison qu’elle n’avait pas d’autre choix. L’âme errante s’avança alors, comme il l’avait demandé, en sa direction, histoire de s’en rapprocher, ne serait-ce qu’un petit peu. Son regarde, quant à lui, restait dirigé vers le sol. Elle n’avait pas la force pour lui tenir tête, elle n’avait pas de force tout court, à vrai dire. Quoi de plus normal lorsque l’on se retrouve loin de ses amis et dans une atmosphère bien trop oppressante ?

Le geste qu’il eut lorsqu’elle s’approcha de lui la surprit. La jeune rouquine s’attendait à tout sauf à cela. Comment croire que ce maître allait déposer un baiser sur sa main ? Était-ce encore l’une de ses ruses pour mieux l’avoir dans sa poche ou était-ce l’une de ses habitudes avec toutes les jeunes femmes qu’il pouvait rencontrer ? Cela déstabilisa même un court instant l’humaine. Evidemment, ce n’était pas monnaie courante dans ce château blanc. Elle fut alors entraînée jusqu’à un balcon donnant sur l’extérieur, ce n’était pas pour lui plaire, après tout, le paysage était tellement à l’opposé des paysages terrestres. D’ailleurs, elle les préférait de loin, ces paysages terrestres, à ceux de ce monde vide et sans émotion. La jeune femme avait toujours préféré la couleur, la gaieté et la bonne humeur. Ici, elle se sentait bien vide d’émotion, comme attirée vers la tristesse et la dépression. Quand il lui demanda alors de s’exprimer à son tour, même si elle comprenait que ce n’était pas qu’une simple requête mais bien un ordre, elle se sentit encore plus piégée. Que pouvait-elle lui dire, à lui, à cet homme, à ce shinigami ?


"Je n’ai aucun problème. Je suis bien traitée, je n’ai donc pas à me plaindre. Ce monde est simplement différent de la Terre. Je voulais savoir, si je le peux, à quoi je vous suis utile, Aizen-sama…"

Elle n’y allait sans doute pas par quatre chemins, mais elle voulait le savoir et il devait s’en douter depuis longtemps déjà. Quant à ses paroles, elles n’étaient pas fausses. Pourquoi ? Simplement parce qu’elle était aussi bien traitée ici que chez elle. Presque trop bien traitée, à vrai dire. Toutes ces manières ne ressemblaient pas à celles utilisées avec une prisonnière. La princesse l’avait compris depuis bien longtemps.


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MessageSujet: Re: La princesse rend visite au roi { Aizen
Mar 15 Mai - 13:58

Le doute est une fonctionnalité humaine, il persiste dans l’esprit des gens avec une incommensurable force, les incitants à être sur la défensive. Ce réflexe automatique avait le mérite de les protéger de quelques menaces communes, souvent faibles. Cependant elle garantissait aussi une sorte de danger récurent face à un esprit plus malin que soit, ce qui était présentement le cas en cet instant. Un humain défiant un sorcier avec la magie est stupide et n’apporte absolument rien. C’était le même principe ici. Quoiqu’elle dise, quoi qu’elle fasse, Aizen avait ce net avantage de pénétrer dans l’âme de ses victimes pour se servir gracieusement de ce qui était leur talon d’Achille.
Orihime ne craignait véritablement qu’une seule chose au monde, et cette chose c’était la souffrance d’un ami cher, d’un proche. Pour elle il n’y avait rien de pire que de voir l’un des siens blesser, voire même anéanti psychologiquement. Conscient de ça, le commandant du Hueco Mondo avait obtenu ce qu’il voulait d’elle grâce à ce seul argument, sans pour autant menacer qui que ce soit. De toute évidence, elle savait de quoi il était capable, consciente que ses amis couraient un risque tant qu’il le décidait. De même, il pouvait tout obtenir d’elle du moment qu’il mentionnait certains noms. Et pourtant, cette fois-ci il n’avait pas l’intention de lui demander quoi que ce soit. Pour l’heure, il avait d’autres chats à fouetter, et certainement pourrait-elle lui servir à quelque chose d’ici peu.

De par la suite, elle avoua n’avoir aucun problème, et fort heureusement. Depuis sa captivité, il avait insisté sur la bientraitance de la prisonnière ainsi que de son respect le plus total. Si jamais un Arrancar venait à désobéir à ces quelques règles d’exigences, il agirait probablement en fatalité envers ce dernier. Quoi qu’il en soit, il semblerait qu’elle n’avait aucune plainte vis-à-vis des habitants. Ce monde différait de la terre, oui, c’était une certitude très visible, et c’est en partie pourquoi il avait créé ce ciel artificiel, rappelant un peu l’univers réel tel qu’il est, et plus exactement le beau ciel de la Soul Society. On avait beau être un sarcastique personnage, cela n’empêchait en rien une nostalgie naissante. Réfléchir dans une atmosphère aux couleurs plus claires est un élément crucial pour se sentir à l’aise, c’est un peu comme se sentir chez soi, posé tranquillement sur un fauteuil à observer l’horizon sans objectif défini. Parfois par plaisir uniquement, il est bon de ne penser à rien en laissant son esprit se reposer d’une journée pleine de richesses. L’humaine était encore apeurée, c’était bien naturel pour quelqu’un de son espèce. Il fallait ainsi la guider pour qu’elle cesse de penser que ce monde n’avait rien à lui offrir. Au fond, il était nécessaire pour elle de voir autre chose, de vivre une expérience auquel elle ne soupçonnait rien. Avant même de répondre à la question posée précédemment, le renégat s’approcha furtivement de la jeune femme, puis d’un geste noble et délicat à la fois, il prit la main de celle-ci avec une telle tendresse, comme un trésor fragile qu’il ne devait en aucun cas endommager, après quoi il fixa ses yeux marron dans les siens.

« Je n’attends de toi que ce que tu es capable d’offrir. Redonner la vie, l’espoir à tous ceux qui ont en le plus besoin. Ton pouvoir est une bénédiction, j’espère que tu comprends à quel point ce monde en a besoin. Mais au lieu de te l’expliquer avec les mots, je vais te le montrer. »

Comme d’habitude, il restait aussi vague qu’il le pouvait. Son discours était mis en place pour la convaincre que ses pouvoirs étaient en mesure non pas de créer le mal, mais d’apporter le bien dans toute sa splendeur. Pour tout médecin, pour toute unité destinée à soigner chaque être vivant, la notion de mal ou de bien n’existait pas. Inoue était probablement capable de guérir aussi bien ses ennemis que ses alliés, tant que ceux-ci ne faisaient aucun mal à Ichigo. Alors conscient de ce trait de caractère particulier et de ses capacités, Aizen la mena au travers de grands couloirs, traversant parfois d’immenses salles ou alors de toutes petites. Certainement n’avait-elle jamais autant parcouru le palais de Las Noches, son lieu d’appui restant principalement la prison. Effectivement, pour ne pas se perdre dans ce palais, il était primordial d’être un habitant, et qui d’autre que le créateur lui-même pouvait s’y repérer au mieux ? Pas grand monde. C’est ainsi après plusieurs minutes de marches que les deux personnages arrivèrent devant une porte connus par très peu d’individus. À l’intérieur se trouvaient toute sorte d’objets, assez uniques en leur genre. Des sortes de matériaux inconnus jonchaient également la pièce, il devait probablement s’agir d’une salle dans laquelle le traitre se livrait à certaines expériences malsaines. Il invita ensuite Orihime à s’aventurer dans cet endroit si mystérieux qu’elle devait être peu rassurée de se retrouver ici, seule en la compagnie d’un homme tel que lui. Tout en la laissant se familiariser avec le lieu, l’hôte activa une sorte de mécanisme qui délivra un objet très convoité, mais surtout très puissant : le Hogyôkou. Fièrement tenu entre ses doigts, il exhiba triomphalement celui-ci.

« Il est bientôt prêt pour m’offrir ce dont j’ai besoin. Il ne manque qu’un ingrédient pour le perfectionner, et pour y parvenir tu es celle dont j’ai besoin. »

Persuadé que faire confiance à cette femme au demeurant naïve comportait un risque, l’ex-capitaine avait plus d’un tour dans son sac si jamais elle refusait de coopérer gentiment comme elle le devait. Il s’avança donc au centre de la pièce, puis posa la boule sur un socle lui étant destiné. Il se tourna finalement vers la principale concernée.

« Fais-moi une démonstration de ce que tu sais faire et je promets de t’accorder n’importe lequel de tes souhaits. Y compris si tu désires retourner dans le monde réel. »

Révélation frappante, il proposait là un marché pour le moins conséquent qui les favorisait tous les deux. Elle n’avait aucune raison de refuser, si ce n’était la pure folie. Heureusement, c’était une fille suffisamment réfléchie pour faire le bon choix.

« As-tu un rêve Inoue ? » Demanda-t-il comme ultime ressource pour l’appâter.


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Sashikizu Iyashii
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MessageSujet: Re: La princesse rend visite au roi { Aizen
Sam 23 Juin - 11:12

Qu’est ce qui différencie dans ce monde un esclave d’un seigneur ? Quel est donc ce lien si puissant qui unit l’un à l’autre par la seule force de la soumission à l’autorité ?
Depuis la nuit des temps l’Homme, s’il n’était pas aliéné par sa soif de pouvoir, l’était par d’autres hommes.
Cette quête incessante de puissance avait mené l’être humain à devenir l’espèce la plus évolué de sa planète. Il était maintenant capable de forger son propre destin selon les règles qu’il avait lui-même fixé. C’était cela qui rendait cette espèce si magnifique.

Pouvoir, destin, règles… Ces mots inspiraient un profond dégout à la tique et n’avait de sens que pour ceux qui s’abaissait à suivre la masse.
Lui était différent, le pouvoir, la soumission, les règles, tout cela n’avait pas à être imposé aux hommes, qui devaient être libres de faire ce que bon leur semble.

Toutefois, celui qui se laisserait croire qu’Iyashii est un humaniste, révolutionnaire sur les bords, se tromperait largement sur le personnage.
L’insecte ne reconnaît en effet ni dieu ni maître et si la disparition d’un pouvoir parfois oppressif peut être dans ses aspirations, il faut aussi prendre conscience que la liberté qu’il prône est l’anarchie. L’absence de règles, une liberté totale. Dans ce contexte la liberté des uns ne s’arrêtes pas où commence celle des autres, elle s’arrête quand elle nous est arrachée dans le sang, les cris et la peur. Ce qui est à moi est à toi, l’idée n’a même pas lieu d’être et celle qui paraitrait la plus juste serait « rien en ce bas monde n’est mien, pas même ma propre vie ».

Cette absence totale de règles, cette anarchie, voilà la seule et l’unique résultante de l’équation, la destruction, le chaos. L’être humain est un être impropre qui renferme en lui le vice et ce vice, il se doit de le faire apparaître au grand jour pour enfanter l’anarchie.

Sashikizu ne se fait pourtant pas d’illusion, conscient que ce modèle est impossible à réaliser, et que même si c’était le cas, le temps verrait se reformer des clans et des pouvoirs, qui au bout d’un moment s’effondreraient et ainsi de suite. La boucle serait bouclée et l’ordre, l’équilibre, inexistants, seraient toutefois guidé par un processus bien précis. A quoi bon alors vouloir une anarchie si dans le fonds on est guidé par une règle naturelle issue d’elle-même, sinon de la vie.

Avant l’arrivée d’Aizen, c’était cette anarchie qui régnait ici bas. Bien sur il y avait eut des chefs, à l’image d’un numéro deux de l’espada Barragan Luisenbarn, roi déchu et destitué de sa couronne. Mais jusqu’ici rien qui avait été au même niveau que le shinigami. Lui avait unifié le hueco mundo, avait bâtis un gigantesque palais blanc pour prouver au monde quel était sa force. Il avait fait d’un monde sans règle une civilisation. Magnifique, époustouflant, ou peut être bien écœurant.

Néanmoins, la tique n’éprouvait à l’égard du maître des lieux aucune rancœur, aucun ressentiment car si en effet il avait instauré l’ordre ici même, ce à quoi il travaillait actuellement pouvait très bien engendrer la destruction de l’équilibre actuel.

Et en plus il y avait ces deux êtres… L’espada et sa putain enchainée à son mur. C’était là une magnifique image. Celle d’une soumission masochiste à un être imbu de lui-même, persuader de mérité un pouvoir qu’il ne comprend même pas. Mais ce beau petit couple pourrait servir ses desseins. Cette « erreur » était la chose de l’espada numéro six, anciennement déchu, bafoué, il venait tout juste de retrouver son honneur en même temps que les morceaux pourrissant de son ennemis éclaboussaient les murs.

Le grand Grimmjow Jaggerjack était enfin au rang qui était le sien, sauf si…. Oui, sauf si quelqu’un lui rappelait quelle était sa place ! Sauf si quelqu’un le rabaissait à nouveau dans sa grandeur. Quelles pourraient donc en être les conséquences ?! Quelle serait la réaction du félin si on lui dérobait sous le nez sa petite chose avec laquelle il comptait jouer ?!


Le vastolord se trouvait désormais à l’entrée des quartiers d’Aizen. A sa grande surprise, celui-ci se trouvait avec la petite humaine. Il se racla la gorge pour signaler sa présence, ne doutant pas un instant que le maître des lieux avait depuis bien longtemps sentit son approche.

« Aizen-sama, fit-il en s’inclinant, pardonnez moi de vous déranger mais je vous faire part de quelque chose.
J’ai bien peur que Grimmjow est perdu la raison et qu’il ne veuille vous défier en libérant la vastolord qui se trouve dans les geôles.
J’ai pensé qu’il serait bon de vous en informer… »
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MessageSujet: Re: La princesse rend visite au roi { Aizen
Jeu 11 Oct - 16:26

Ce manque d’intimité avec une personne de l’acabit de ce roi oppressait davantage la jeune rouquine. Que pouvait-elle bien faire si ce n’est se laisser faire, même momentanément. Après tout, rien ne lui permettait de se rebeller en ce moment. La vie de ses amis était en jeu. Ce n’était pas rien pour notre jeune humaine. Alors, qu’il agisse comme il le faisait en ce moment-même ou autrement, cela ne changerait rien, elle devait le laisser libre de ses gestes sans y répondre. C’était frustrant, comme il était frustrant d’avoir constamment ce masque sur le visage, pourtant, elle n’avait d’autre choix. En même temps, elle s’en voulait d’être aussi impuissante. Quoi de plus normal ? Elle avait proposé, il y a encore peu de temps, à Urahara Kisuke de pouvoir prendre part au combat face aux arrancars, mais au final, elle se retrouvait au centre de l’attention sans même le vouloir. Et à une telle position, elle ne pouvait ni dire, ni faire ce qu’elle souhaitait. Une position très instable pour une demoiselle qui ne voulait plus être un fardeau pour ses amis, les autres âmes errantes, ainsi que pour les nombreux shinigamis de la Soul Society. Au fond, pour eux, à quoi faisait-elle penser ? Une traîtresse ? Avaient-ils compris qu’elle n’avait eu d’autres choix ? C’était une question qui la tourmentait jour et nuit. Elle savait pourtant qu’Ichigo, Uryû et Chad ne pouvaient douter d’elle. Elle en était persuadée. Du moins, c’est ce qui la faisait tenir debout malgré la froideur qui l’entourait à longueur de temps. Il lui fallait bien quelques souvenirs heureux pour tenir, sinon, comment ferait-elle ?

Alors que ce « roi » venait de prendre sa main, la demoiselle se sentait comme étouffer. Evidemment, ce geste se voulait délicat, mais en même temps, elle était persuadée qu’il s’agissait d’une nouvelle ruse pour mieux la dominer. Cela se confirmait alors que le shinigami renégat plongea son regard dans celui de la jeune humaine. Il l’avait pourtant vu depuis le début, vu qu’elle évitait de croiser le regard de ce maître du Hueco Mundo, tout simplement parce qu’elle n’en avait pas la force et qu’elle sentait la différence de leur reiatsu depuis son arrivée dans ce monde. Elle se sentait comme une souris inoffensive face à un chat bien plus rusé et énorme qu’elle. C’est connu, la souris perd toujours face au gros matou qui fait cinq fois ou dix fois sa taille. Pourtant, la demoiselle voulait tenir debout. Cependant, ses pieds, même ses jambes, semblaient ne plus avoir assez de force. Comme si on aspirait toute son énergie hors de son corps. Était-ce possible ? Cela en donnait l’impression, en tout cas. Oui, cet Aizen était très fort lorsqu’il s’agissait d’oppresser la demoiselle sans même un mot. Il était doué… Malheureusement pour la rouquine, les paroles de ce dernier ne la rassuraient pas plus que cela. Encore et toujours ses pouvoirs… A croire que ses pouvoirs étaient véritablement extraordinaires. Ce serait donc une bonne occasion que d’en savoir plus sur ceux-ci. Il lui fallait encore et toujours jouer ce rôle de soumise. Elle devait encore un peu se laisser faire. Pour cela, il ne fallait surtout pas qu’Ichigo et les autres arrivent maintenant. Elle voulait, elle aussi, pouvoir faire quelque chose à sa manière.


*Je vais pouvoir vous aider, mina. Attendez encore un peu, s’il vous plait.*

De toute façon, elle ne pouvait faire grand-chose. Elle l’écoutait encore et toujours, alors qu’ils se dirigeaient cette fois-ci en direction d’une autre salle qui lui était tout aussi inconnue que les autres. Après tout, la demoiselle ne connaissait que sa cellule et depuis peu, les quartiers du grand « roi » de ce monde froid et sans vie. La pièce n’était pas plus rassurante et engageante que sa cellule, pourtant, sa cellule avait l’avantage de lui permettre d’être et de rester seule alors que cette salle-ci avait le gros inconvénient d’être déjà occupée par ce traître. Cela n’avait donc rien de très encourageant pour l’humaine aux pouvoirs tant convoités. Cependant, une chose l’étonna dans cette dite pièce. Quoi donc ? La découverte qu’elle fit lorsqu’Aizen se décida à sortir l’objet de sa cachette ; le Hogyôkou. Cet objet ne lui était pas inconnu puisqu’elle avait déjà eu la chance de l’observer à la Soul Society. C’était cet objet que le renégat avait fait extraire du corps de Rukia alors que les âmes errantes étaient venues pour la sauver. La sensation d’être aspirée se renouvela à cet instant. Cette sensation était véritablement désagréable. Les explications qui s’en suivirent avaient tout pour consolider les pensées de l’âme errante ici présente. Elle n’allait qu’être exploitée pour ses pouvoirs et elle se sentait bien fautive. Elle n’aurait jamais voulu servir ses adversaires. Elle le savait, si elle les aidait, en les soignant ou simplement en faisant ce que ce shinigami voulait, elle permettait à de plus en plus d’ennemis de se placer face à Ichigo, Uryû, Chad et même tous les shinigamis qu’elle connaissait. Pourtant, le doute s’installait. Au fond, ce traître ne la forçait en rien à faire ce qu’elle faisait. Du moins, c’est ce que les apparences laissaient voir…

Finalement, la proposition, pour ce que ça y ressemblait, qu’avait faite le dit « roi » n’était pas entièrement mauvaise. Il lui promettait de retourner à Karakura. Cependant, la part de la rouquine n’était pas rien non plus. Devait-elle accepter ? Devait-elle refuser ? Elle était prise entre deux solutions très intéressantes… Mais avant de pouvoir prendre sa décision, le roi, comme la princesse, fût interrompu par quelqu’un qui n’était pas vraiment inconnu à la demoiselle mais qu’elle ne connaissait pourtant pas énormément. Il y avait donc une rébellion au sein-même de ce monde ? Était-ce possible de vouloir se rebeller contre un homme aussi puissant ? La demoiselle qui avait la main posée sur sa broche attendait simplement un signe, une parole.


"Dois-je commencer ?"

Voilà tout ce qu’elle osa prononcer…
Invité






MessageSujet: Re: La princesse rend visite au roi { Aizen
Mar 16 Oct - 18:18

Toujours aussi peu confiante, elle évitait toute confrontation avec lui. Aizen sentait bien qu'elle essaya de le fuir, de ne pas rencontrer son regard, de détourner son stress par un semblant de sourire. Orihime savait convenablement qu'elle était prise dans un piège très difficile à contourner, impossible pour une humaine de son calibre. S'il le fallait, le maître saurait user de son talent de calculateur pour forcer la rousse à obtenir ce qu'il désirait. Elle n'aurait pas confiance en lui de toute façon, espérer lui faire ressentir de la sympathie à son égard était chose inapplicable. Il était l'ennemi de la Soul Society, l'ennemi de Kurosaki Ichigo et par conséquent son ennemi à elle. Ici, elle n'était pas à sa place. Les Arrancars la voyaient comme une intruse, une proie enfermée dans une cage qu'ils ne pouvaient pas atteindre. Le seul qui avait un minimum d'intérêt autre que meurtrier pour la demoiselle était le mystérieux Ulquiorra, qui se prenait peu à peu d'affection avec celle-ci. C'est pourquoi il devait trouver les mots justes, mettre le doigt sur sa plus grande crainte, ce qui comptait le plus pour cette chère humaine.

Aizen savait qu'il aurait son soutien, qu'elle ne commettrait aucune erreur susceptible de le mettre en colère du moment qu'il lui faisait comprendre les choses. Hésitante, perdue, peut-être même dans l’incompréhension totale, elle agissait avec le sentiment idéal pour se servir de ses magnifiques pouvoirs. Réveiller le Hogyokou à son paroxysme était une étape très importante des desseins du traître. Il ne pourrait avancer convenablement dans sa lutte contre le roi des dimensions sans ça. Sans pour autant montrer trop d'intérêt pour son orbe magique, l'illusionniste tourna sur lui-même pour faire face une nouvelle fois à la femme si fragile qui caressait de ses pieds le sol de sa pièce sacré. Comme toujours, il plongea son regard noisette dans celui de sa réceptrice. Pénétrant, il donnait l'impression de lire dans l'esprit des gens. Mais c'était pire pour celles et ceux qui devaient maintenir ce regard puisqu'ils n'y voyaient en général qu'un moyen de céder aux demandes de l'homme, une forme de pression difficile à dévier. C'était volontaire de sa part, impressionner par le physique, par la parole, tout ça faisait parti d'un tout, de son talent le plus dévastateur pour ses ennemis comme pour ses alliés.

« Ce que je te demande de faire est très important pour moi, mais aussi pour tes amis. Je ne leur veux aucun mal, seul mon rêve m'intéresse. En revanche, sans le Hogyokou à pleine puissance, je serais contraint d'agir différemment. »

Il sous-entendait clairement que sans ça, il devrait user de moyens bien moins ravissants pour parvenir à ses fins. Vérité ou mensonge, il avait au moins besoin de ça pour continuer. Mais par delà des réponses un peu masquées, il n'aurait aucune pitié envers les amis d'Orihime si cette dernière agissait dans l'insouciance totale. Il savait parfaitement que ses proches étaient plus importants que sa propre vie, c'est pourquoi il menaçait avec une subtilité qui ne laissait rien envisager de cette pratique. Avec légèreté, il caressa la joue de son invitée, effleurant délicatement sa peau. Sa bouche s'approcha avec lenteur de son visage, il était comme sur le point de l'embrasser, mais ce fut au creux de son oreille qu'il se glissa. Doucement, comme s’il redoutait que quelqu'un d'autre se trouve dans la pièce, il lui chuchota une phrase peu rassurante.

« Si tu échoues, je ne pense pas que tes amis y survivront. »

En étant si direct, il devait forcément déclencher une réaction chez l'humaine. En théorie, elle était tout à fait capable de lui rendre ce service, mais dans sa tête, elle devait hésiter entre sa justice ou apporter son aide à un criminel hautement recherché. Ainsi il supprimait tout risque en lui expliquant clairement quels pouvaient être les conséquences de sa décision. C'est au même instant qu'un Arrancar fit irruption, il s'agissait de Iyashii, un Vasto Lorde passablement puissant pour prendre en charge les missions les plus délicates. Il informa brièvement son supérieur que Grimmjow voulait une nouvelle fois jouer les durs à cuir en agissant comme bon lui semblait. Comme tout enfant en manque de parents attentionnés, le chaton avait sans cesse besoin d'attirer le regard sur lui. Toutefois, Aizen oublia rapidement la manœuvre désespérée du sexta Espada. Ce léger contretemps était tombé à pic. L'apparence d'une dite rébellion aux oreilles de Inoue pouvait lui donner un semblant de courage, à moins que ceci n'ait en fait l'effet inverse.

« Bien, merci de m'en avoir informé. Tu peux disposer Iyashii. »

Depuis peu, la jeune femme attendait désormais le feu vert. Elle semblait un peu plus confiante qu'auparavant, prête à faire son travail pour ensuite être libérée. Ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'elle serait véritablement bientôt affranchie. L'apparition de ses sauveurs ne saurait tarder, et c'est avec son machiavélisme habituel qu'il avait prévu de rejoindre tous ces éléments en un fabuleux scénario. D'un signe de tête, l'empereur du Hueco Mundo lui fit signe qu'elle pouvait y aller. Une fois qu'elle aurait « réparé » son trésor, elle pourrait alors disposer.
Invité






MessageSujet: Re: La princesse rend visite au roi { Aizen
Lun 26 Nov - 20:26

Décidément, cet homme savait comment se comporter avec la demoiselle pour mieux la perturber, à chaque fois. Orihime avait beau cherché à tenir bon et à se montrer forte, elle imaginait bien que ce « roi » savait qu’elle paniquait intérieurement et que tout se bousculait. Malheureusement pour elle, ce mensonge ne faisait pas illusion. Elle n’y croyait pas une seconde, et lui non plus. C’était donc vain. Pourtant, elle ne voulait pas retirer ce masque. Elle ne voulait pas montrer ses faiblesses clairement. Jamais elle ne pourrait se pardonner si elle se mettait à pleurer face à ce shinigami renégat. Après tout, si elle était ici, c’était un peu de sa faute. C’était parce qu’elle était trop faible. Alors, elle ne pouvait pas, décemment, être anéantie alors qu’elle n’avait qu’à s’en prendre à elle-même. Au final, la jeune rouquine tenait bon, tout simplement. Elle tenait debout, c’était ce qui semblait être le plus important. Ce qu’elle savait aussi, c’était que cet homme la manipulait pour parvenir à ce qu’il voulait, certes, mais elle n’était pas dupe. Si jusqu’à présent elle avait montré un visage souriant, elle savait que cet homme n’était pas l’homme gentil qu’il voulait faire croire. Contrairement à certains shinigamis qui avaient cru en sa bonne foi, elle, elle n’avait que l’image de l’homme calculateur.

Alors qu’elle continuait de dévier les regards de son bourreau, la jeune fille cherchait toujours le moyen de fuir à d’autres manigances de sa part. Mais si elle parvenait à éviter ce regard, du moins, quelques rares fois, elle ne pouvait éviter d’entendre ce qu’il avait à dire. Il était d’autant plus monstrueux par le biais de ses réponses. Il ne voulait aucun mal à ses amis ? Au fond, il ne mentait pas. Il ne voulait pas les tuer, juste les soumettre. Ainsi, s’il pouvait se proclamer roi de tous les mondes sans opposition, il n’en serait pas plus malheureux. Seulement, Orihime savait très bien que ni ses amis, ni les shinigamis ne le laisseraient faire sans bouger. Elle savait également que pour parvenir à ses fins, ce traître n’hésiterait pas une seule seconde à tuer tous ceux qui le gêneraient ou se placeraient sur son chemin. Oui, il était sans scrupule. Voilà pourquoi la jeune Inoue s’en méfiait d’autant plus. Si elle comptait lui répondre ? Elle n’avait nullement besoin de lui répondre. Il savait très bien qu’en disant cela, il coupait court à son envie de dire quoi que ce soit. Après tout, c’était le but. L’humaine ne devait rien avoir à dire. Elle devait juste obéir, elle devait juste rester soumise. Rien de plus. C’est pourquoi elle ne bougea pas d’un poil et resta simplement silencieuse. Oui, une fois de plus, elle était impuissante.

Tandis qu’elle restait inerte, cet homme continuait ces manipulations. Comment ? Il s’approcha encore d’elle pour effleurer avec délicatesse sa joue. La jeune rouquine se sentait d’autant plus mal, d’autant plus mal à l’aise. Ce qu’elle voulait sur l’instant ? Pouvoir devenir aussi petite que possible et réussir à s’échapper de cette pièce, loin de ce shinigami. Pourtant, elle le savait, c’était impossible. Elle était obligée de subir tout cela. Cela n’allait d’ailleurs pas de mieux en mieux, au contraire, ça allait de mal en pis. Il se rapprochait encore davantage pour venir lui susurrer une phrase peu rassurante au sujet de ses amis. Ceux-ci mouraient si elle ne parvenait pas à faire ce qu’il souhaitait. Il lui rappelait combien elle n’avait pas le choix à l’erreur. Il lui rappelait que tout reposait sur ses épaules frêles. Il ne fallait pourtant pas le lui rappeler, elle ne le savait que trop bien. Voilà pourquoi elle avait fait son choix. Elle allait le faire, en espérant pouvoir malgré tout se faire comprendre par ses amis et les shinigamis. Elle paraitrait davantage traîtresse, néanmoins, c’était ça ou la mort de ses amis. Il était hors de question qu’ils meurent. Quitte à ne pas être comprise, elle allait le faire. Elle allait faire ce que cet homme souhaitait.

Tandis que le « roi » lui faisait un signe de tête, elle comprit qu’elle pouvait y aller. Usant de ses pouvoirs et plus précisément de son bouclier des deux cieux ou Santen Kesshun. Sortirent alors Ayame et Shun’ô et un bouclier se forma juste au-dessus du hogyoku. C’était fait. Elle l’avait fait. Elle ne pouvait plus retourner en arrière. Si elle s’en voulait ? Évidemment.
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MessageSujet: Re: La princesse rend visite au roi { Aizen






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