Songe idolâtre que ton sang sur mes mains, que mes souvenirs ne me quittent plus...[PV Lana + Aizen]
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Songe idolâtre que ton sang sur mes mains, que mes souvenirs ne me quittent plus...[PV Lana + Aizen]

Invité






MessageSujet: Songe idolâtre que ton sang sur mes mains, que mes souvenirs ne me quittent plus...[PV Lana + Aizen]
Jeu 30 Aoû - 1:30


Savage Fury






Le rouge. Je me souviens du rouge. Je me souviens de la couleur du sang, de son sourire, de son hurlement et surtout du pourpre qui envenimait mes mains. Je me souviens, plus que nécessaire, tellement que mes sens se torturent, tellement que mon cœur se détruit. Mais un hollow a-t-il seulement un cœur ? Que suis-je, Sanity, pour ressentir la douleur ? Que suis-je, rouge, pour être sujette à la peur ? Je ne comprends pas, je ne comprends plus et ton sang ne cesse de couler sur mes paumes, sur mes yeux, sur mes lèvres…Tout contre ma peau. C’est une éternité sans lendemain, une mort sans vie, une vie sans passé. Le futur m’échappe, le présent me fuit et ne parlons pas des jours qui sont venus, ils sont si vite repartis…Sanity, j’aimerai hurler ton nom jusqu’à en perdre la voix, si seulement cela pouvait te faire revenir ici, près de moi. Mais s’il existe des serviteurs de la mort et des monstres de l’enfer, Dieu n’est pourtant pas à l’écoute, et je resterai à jamais seule avec mes remords, mes infâmes…remords.

J’ai peur, je suis effrayée, le noir m’envahit, le noir m’étrangle sans pitié, avalant le rouge, avalant le bleu, sans que je ne puisse les retenir. Qu’est-ce donc, un cauchemar ? Un songe constant, sans lumière, sans espoir, seulement une agonie perpétuelle, l’agonie de ton âme, Mistake, l’agonie de ta propre existence. Tu te meurs sans le savoir, tu te meurs baignant dans le rouge, étouffée par l’azur. Tu n’es rien, tu n’es rien et pourtant tous te détruise…Lentement…Sans discernement. Auraient-ils raison ? Sans aucun doute, car tu es un monstre, Mistake, un monstre plongé dans la haine, le manque et le regret. Un monstre à l’âme brisée, à la folie incommensurable.

Tu n’es rien, Mistake, et même avec un nom tu resteras une morte aux yeux de tous.


J’ai peur. Tellement peur. J’ai envie de hurler cet effroi, mais je ne peux car je ne suis pas là. Tu n’es jamais là. Je sens seulement mon corps traîné au sol, telle une loque, un pauvre cadavre. Un chien laissé à l’abandon, Mistake. Un chien perdu et affamé, qui n’a même pas su protéger sa propre vie. Je me souviens…Je me souviens de leurs mains étranglant mon cou, de leurs gueules me bloquant à terre.

« Sa…ni…ty. »

Une voix grave. Ta voix. Une voix sans lendemain, une voix lugubre. Ta voix, celle d’un monstre affamé, d’un monstre qui s’éveille peu à peu, les mains et le cou enchaînés, la gueule trainant au sol, instable prisonnier d’un être trop haï pour seulement le décrire…Les yeux de ce masque noir s’ouvrent, ils fixent sans intérêt le plafond immaculé. L’esprit n’est pas là, l’a-t-il seulement été un jour ? Je ne sais pas, je ne veux pas savoir. J’observe juste par des yeux que je ne connais pas, un regard vide, le regard d’un monstre à l’agonie. Que fais-je ici ? D’où venais-je ? Où est le magnifique rouge ? Où est l’étrange azur ? Comment ? Qui ? Quand ?

Qui étais-je ?


Mes babines se retroussent, mes dents claquent et un rugissement tonitruant s’attaqua aux murs de la salle. Mes poings se serrèrent, ma rage détruisit ma raison et je ne cessai de hurler, encore, et encore. Me débattre. Me sauver. Me battre. Mordre. Dévorer. Griffer. Éventrer. Seulement retrouver ma place, seulement tenir cette promesse que je t’ai faite, Sanity ; rejoindre le félidé et le protéger. Pourtant, leurs mains sont telles ces chaînes qu’il a su briser. Pourtant, leurs crocs sont tels la folie qu’il a su dompter. Je ne suis rien, je ne suis rien face à eux. Trop faible. Trop affamée.

Trop immonde.

Mes crocs broient de l’air, à la recherche de chair, tandis que mes griffes se plantent dans le sol, y laissant des sillons. Je ne veux les suivre, je ne veux les laisser m’emporter. Où que j’aille, quoique je fasse, je ne ferais que tenter de m’échapper. Voudraient-ils m’enfermer à nouveau ? Jamais, non, jamais je ne retomberai dans l’obscurité profonde, dans un rêve éphémère, dans la folie de mon monde…Jamais. Alors, que mon cri se fasse entendre, que mes envies délurées ne cessent de les torturer, qu’ils me libèrent et me laissent partir !

Malgré ma panique et mon immonde violence, mes yeux se posent quelques secondes sur une forme près de moi. Une sorte de panthère, une sorte d’adjucha tout aussi éveillée que moi. Ses yeux plongent dans les miens, et je peux la comprendre, je peux sentir ses sentiments, ses réactions, par ce simple regard, par le simple fait qu’en réalité, nous sommes dans la même situation. Traînées tels des animaux, assommées comme du bétail. Je ressens son cœur, je ressens sa manière de penser et son désir de survivre…

Sans le comprendre réellement, Mistake, car tu n’es qu’un monstre innommable, une ignoble idée sans fondements…

La folie m’assaillent, elle m’étouffe, me pousse à continuer de me révolter. Pourquoi, pourquoi suis-je donc si faible ?! Pourquoi dois-je être affamée en cet instant ? Le chacal gronde, aboie, bave ce liquide noirâtre et écœurant sur le sol, laissant sa trace, une petite part de lui-même peut-être…Tu as peur, Mistake, tu as peur au point d’en oublier que non loin de toi se tient celui qui t’a brisé. Encore un pas, encore quelques mètres avant de voir son visage, avant de voir ta véritable haine, si suprême prendre possession de ton corps tel celui d’un pantin, pour seulement assouvir un désir enfermé depuis des années ; la tuerie.

On te jeta au sol, gueule grande ouverte, les yeux animés de folie et d’animalité. Tes mains aux griffes acérées brisèrent le sol de Las Noches et la lumière t’aveugla. Oui, elle t’aveugla quand tu posas ton regard sur des pieds, sur des jambes, sur des mains, sur un torse, sur un cou, sur un visage. Un immonde visage, le plus horrible de tous, celui tant redouté, celui tant souhaité, celui que tu as maintes et maintes fois arraché de ce corps dans tes songes. Et puis finalement, le sourire du rouge te revint en mémoire, ce sourire taché de sang, ce sourire tant adulé et aimé…

C’est alors que le monde s’en fût.


Un immonde cri déchira ma gorge de Vasto Lorde, violent et déluré, puissant et sauvage, empli de cette haine incommensurable que je portais à cet être qui m’avait tout pris, à cet être qui m’avait volé la seule chose vitale :

« Aiiiiiiizeeeeennnnn ! »

Mes crocs voulurent se porter à sa gorge mais des choses sans masques pesèrent de tout leur poids sur mon corps, mon corps trop faible, trop affamé…Je ne m’étais pas assez nourrie et voilà où cela me menait. Trop faible face à celui que je voulais tant noyer dans le Rouge, tant l'égorger dans le Noir. Mes yeux ne le quittent pas, non, ils ne le quitteront jamais, même à travers la mort je n’oublierais pas son sourire sournois, l’acte d’avoir dérober mon seul trésor.

Sanity, où est-tu en cette nuit si sombre ? Sanity…Sanity…Sani..ty.

Un nouveau cri. Une nouvelle désillusion. La haine en ton cœur. La haine et ta fureur. Monstre ignoble, fille fragile. Curieux opposés qui t’animent. Dans ta folie, tu ne perçois plus rien, plus rien sauf Aizen, plus rien pas même ta congénère. Tu es bloquée mais tu ne cesses de te débattre. Tes crocs claquent, tes griffes grattent le sol et ton cri tonne en Las Noches.

« Aiiiiizeeennnn ! »

Je vais te tuer. Je vais...te tuer !





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