Au feu les pompiers, y a Toshiyoki qui brûle-euh !
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Au feu les pompiers, y a Toshiyoki qui brûle-euh !

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Hikari Chujitsuna

_________________
Division Kurenjingu

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MessageSujet: Au feu les pompiers, y a Toshiyoki qui brûle-euh !
Mar 12 Aoû - 3:45


Hikari se délesta de tous ses trophées, les trois brassards de Vice-Capitaine. Il contempla par contre celui qu'Ebiko avait ramené, celui de la Quatrième Division. Il ferma les yeux, inspira profondément et le ceignit à son bras droit. Son regard s'attarda dans le vide un instant, percevant la différence de vision lorsqu'il portait ses lunettes. Cet objet qui signifiait tant pour lui. Il n'avait aucune valeur sentimentale, aucun souvenir particulier n'y était attaché, mais c'était une frontière pour lui. Quand il les enfilait il devenait médecin, un vrai. Son caractère même changeait. De l'agaçant et provoquant combattant, il devenait une personne empathique, qui se faisait du souci pour les autres. Il revenait à la réalité. Le sourire qu'il avait lancé à Makishura avait été vraiment sympathique et sincère, il se voulait presque rassurant.

Mais il était aussi las et fatigué. Une guerre fait toujours des victimes, on doit être conscient à tout moment qu'on peut perdre des êtres qui nous sont chers. Et on a beau l'être, on a beau se préparer, se sentir prêt, on ne l'est jamais vraiment. Voir ses proches blessés, mutilés, agonisants, tués... ça ne peut que faire mal au cœur. La bataille s'était bien déroulée, la Division Kurenjingu avait bien combattu, comme prévu elle avait fait un grand nombre de victimes et d'importants dommages. Mais, étrangement, il ne s'attendait pas à retrouver deux Capitaines dans cet état. Ebiko semblait avoir été écrabouillée alors que Toshiyoki... ce n'était même pas la peine d'en parler.

Pourquoi... Pourquoi Calypso avait-elle fait ça ? Il ne l'avait jamais aimée, il l'avait toujours considérée comme n'appartenant pas vraiment à leur groupe, mais... au point d'attaquer un Capitaine sans hésitation ou remord, et surtout sans raison ?! Il n'en revenait pas, il la haïssait mais au fond de lui la considérait digne de confiance au sujet de cette guerre...

Oui, Hikari était éreinté. Il revenait d'un combat qui avait été dur, ses blessures étaient refermées sommairement, il avait toujours les lèvres gercées, il avait toujours mal, toujours des difficultés à se mouvoir. Il attrapa un bocal de verre duquel il tira une poignée de gélules : des anti-douleurs. Qu'il goba prestement. Il ne pouvait se permettre d'être tremblant ou maladroit alors qu'il opérait quelqu'un... La situation était urgente, mais il devait rester calme et prendre le temps de bien se préparer. Il appela les infirmiers.

« Désinfectez ses plaies, administrez-lui les premiers soins et stérilisez le bloc opératoire. »

Il passa dans la pièce d'à côté et ôta ses vêtements, souillés de sang. Trop de sang. Du sien, de celui de son ennemi, mais aussi de personnes qui n'avaient rien à voir. Il n'aurait pas dû avoir sur ses vêtements le liquide vital de Toshiyoki et Ebiko... Il jeta sans ménagement son Haori, son Shihakusho et, en fin de compte, même le brassard de la Division hospitalière. Il se lava brièvement, avec un produit spécial, attrapa des vêtements propres dans lesquels il serait plus à l'aise, des vêtements qui ne seraient pas un uniforme de soldat. Il enfila finalement une blouse, des gants, mit un masque recouvrant sa bouche et son nez, enfila une charlotte sur le haut de son crâne et se dirigea vers le bloc. Ainsi vêtu, on aurait dit un tout autre homme. Il ne fallait prendre aucun risque, il n'allait pas soigner son patient pour qu'il meure ensuite de ce qu'on appelait une maladie nosocomiale juste parce qu'il avait bâclé sa préparation.

Se rendant audit bloc opératoire, qui n'était pas une pièce particulièrement sophistiquée comme on peut en voir dans les hôpitaux humains, mais une pièce dans laquelle on n'effectuait que les très rares opérations urgentes ou graves, qui était donc bien moins visitée et que Hikari faisait en sorte qu'on entretienne avec rigueur, dans le doute. Évidemment, il y avait toutefois quelques outils nécessaire à toutes opérations dignes de ce nom, y comprit des ustensiles n'existant pas dans le monde des humains.

Le Ukitake avait été sanglé. En effet, il n'allait pas prendre le temps ni le risque de l'anesthésier de manière générale et, s'il se réveillait, on ne pouvait pas vraiment savoir comment il réagirait. Peut-être souffrirait-il affreusement, peut-être ses terminaisons nerveuses avaient-elles été calcinées... on ne pouvait risquer une réaction dangereuse.

« Sortez, j'ai pas réfléchi à comment je ferai ça avec des assistants. »

Alors que ses infirmiers sortaient, il contempla le visage de son patient. Il fallait le dire, il était plutôt beau, c'était presque du gâchis. Ironie du sort, comme par miracle, les cheveux auxquels il tenait tant étaient plutôt en bon état.

Il soupira, ferma les yeux et commença à travailler.

Passant ses mains qui s'illuminèrent au-dessus du Capitaine, il referma les blessures autant que possible, revigora sa chair, stoppa les hémorragies, reconstruisit les muscles, les tendons, toutes ces choses qui forment un être humain. Il anesthésiait aussi localement les zones qu'il soignait et qu'il allait devoir retravailler ensuite. Vint un moment ou la « méthode magique » ou « méthode miracle » ne fonctionna plus. Il s'en doutait, c'était prévu. C'est là qu'allait commencer le vrai travail.

En effet, ce que peu de gens savaient, quasiment personne à vrai dire, c'est que le Capitaine Kurenjingu n'avait jamais cessé d'avoir de l'ambition en tant que médecin. À ses heures perdues il continuait ses recherches et travaux pour trouver de nouveaux procédés de soins et, peut-être révolutionner la médecine, ou devenir célèbre. À vrai dire, si on considérait Unohana Retsu et Tenjiro Kirinji comme les deux plus grands médecins de la Soul Society, ou de l'Histoire, Hikari aurait aimé être vu comme le troisième. De toutes les personnes qu'il connaissait , il ne voyait pas qui mieux que lui aurait pu avoir des prétentions à la succession au poste de Capitaine de la Quatrième Division.

Il sutura le reishi, recousit des plaies manuellement avec une aiguille et du fil et arriva finalement à la phase pour laquelle il travaillait depuis si longtemps mais qui, à terme, était sensée pouvoir faire plus que ce qu'il allait opérer aujourd'hui : la greffe.

Le médecin dessangla un instant le patient et le mis en position assise pour prélever un morceau de peau dans son dos, le régénérant immédiatement avant de le sangler à nouveau. Il se mit alors à manipuler son reishi pour le faire réagir avec celui présent dans le tissu de peau pour le rendre plus malléable et l'étirer avant de le placer et le souder ou le suturer sur les zones à greffer. Sur la partie fraîchement greffée il prélevait à nouveau un morceau, le régénérant évidemment, et renouvelait l'opération.

Cela pouvait être long...





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