[Fanfiction] It's All Over
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[Fanfiction] It's All Over

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MessageSujet: [Fanfiction] It's All Over
Lun 7 Nov - 13:01

It's All Over


Synopsis : Voilà sept mois que la guerre a cessé, sept mois de calme que rien ne semble pouvoir ébranler. Aizen est enfermé dans la prison d'Avici, où il purge sa peine. La Soul Society coule enfin des jours heureux. Mais la paix n'est qu'illusion...

La fanfiction reprend Bleach à partir du scan 423 !

  • Chapitres publiés :

    0. Prologue
    1. Watch Us Burn
    2. Secret War
    3. Let you down
    4. New divide
    5. Riot
    6. Undisclosed Desires
    7. The last night


Si vous prenez le temps de lire, je vous en remercie ! N'hésitez pas à commenter, que ce soit sur le site de fanfictions, ou ici :P. Je vais mettre les chapitres ici au fur et à mesure ;).
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MessageSujet: Re: [Fanfiction] It's All Over
Lun 7 Nov - 13:17

PROLOGUE

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

- Dire qu’à cette heure-ci, les copains font la fête.

Soupirant de manière à exprimer son agacement, le shinigami ayant tenu ces propos continua la marche, trainant un peu des pieds. Cela faisait désormais sept mois que la bataille de Karakura avait pris fin. Tout était rentré dans l’ordre et plus rien ne menaçait désormais la Soul Society. Alors pourquoi les hautes instances continuaient-elles d’appliquer le plan de vigilance mis en place lorsque les trois capitaines avaient désertés le Sereitei ? Deux d’entre eux avaient trouvé la mort, le troisième était désormais enfermé à la prison Avici. Autrement dit, il n’était pas prêt de revoir la lumière du jour.

- Alors pourquoi diable continuent-ils de nous faire patrouiller ? répéta-t-il comme pour bien se faire comprendre.

Des réponses furent émises par ses trois compagnons, mais aucune ne fut prononcée avec beaucoup d’intérêt ou grand enthousiasme. Il fallait dire que le rabat-joie de première tenait le même discours depuis déjà un certain temps, et si la question avait suscité un réel débat au départ, à l’heure qu’il était, plus personne ne cherchait d’explication. En fait, pour tout dire, l’intervention du shinigami en exaspérait plus d’un, et le ton monta vite entre les membres de la petite équipe chargée de veiller sur la sécurité du Sereiteï. C’était ainsi, point. Si rondes de nuit il devait y avoir, ronde de nuit il y aurait. Ce furent les propos d’un jeune homme à la carrure impressionnante. Cheveux blonds, une cicatrice lui barrait une partie du visage sans pour autant enlaidir son visage qui trouvait grâce auprès de nombreuses jeunes femmes. Sans hausser la voix, il parvenait avec beaucoup d’aisance à restaurer le calme et la discipline… Et cette nuit encore, son autorité mit un terme à la conversation houleuse qui était en train de se tenir.

Un silence plutôt pesant se fit, que personne n’osa briser. Les minutes passèrent et bientôt, ils arrivèrent face à un édifice des plus imposants. La tour des archives. Un endroit bien protégé. Outre les patrouilles passant régulièrement pour constater qu’aucune infraction n’avait été commise, des gardes en poste stationnaire veillaient avec grand soin à ce que les visiteurs souhaitant accéder aux dossiers aient une autorisation, garantissant alors que la procédure était en règle conformément aux ordres du capitaine général lui-même. Quatre membres du groupe passèrent devant le bâtiment sans vraiment se soucier de savoir s’il y avait un problème, mais le cinquième, lui s’arrêta net. Aussitôt les shinigamis lui demandèrent la raison de cet immobilisation… La réponse leur fut donnée lorsqu’eux-mêmes tournèrent la tête vers la grande porte.

Du sang.

Approchant d’un peu plus près, l’un des patrouilleurs parvint enfin à discerner dans la pénombre les corps des shinigami de garde. Il eut un haut le cœur et détourna rapidement la tête, ne supportant pas plus longtemps le spectacle macabre devant lui.

-Oh bordel…

Tout aussi peu rassuré que son camarade mais visiblement moins choqué par les corps mutilés, le géant blond s’approcha à son tour, inspectant du mieux qu’il pouvait les blessures infligées aux shinigami avant de mourir.

- Des entailles nettes et précises… Et je ressens les résidus de sorts de Kidô… Impossible, celui qui a fait ça serait donc…

Bouche bée, il se tourna vers le petit groupe, ne souhaitant pas finir les conclusions de ce bref « état des lieux ». Pourtant, le mot qu’il avait en tête était légitime et quiconque se serait trouvé dans cette position aurait eu la présence d’esprit d’assimiler la technique de kidô et la présence d’un sabre à…

- Un shinigami…

- Un traitre…

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

- L’état d’urgence a été déclaré.

Ce furent les premiers mots du général Yamamoto, après que les portes de la grande salle furent fermées. Les douze autres divisions étaient représentées par leurs capitaines, sauf encore celles qui avaient été désertées par les trois traîtres, aucun remplaçant n’ayant été trouvé pour le moment. Quelques noms avaient été proposés, et bien que les shinigami recommandés pour le poste aient déjà fait leurs preuves auprès de leurs supérieurs, certains semblaient penser qu’ils n’étaient pas prêts à assumer toutes les fonctions incombant à ce rang. Aussi, le capitaine commandant avait jugé préférable d’attendre. Suite à cette première déclaration, un silence se fit, les shinigami présents attendant patiemment que des explications leur soient fournies concernant l’incident à l’origine de cette réunion. Réunir les capitaines au beau milieu de la nuit était déjà une chose exceptionnelle, ce qui ne pouvait signifier qu’une chose, c’était qu’un évènement grave s’était produit un peu plus tôt.

Quelques secondes plus tard, une voix s’éleva de derrière les portes, demandant par la même occasion si le témoin numéro un avait la permission d’entrer. Celle-ci fut accordée. Un véritable colosse pénétra alors dans la grande salle et après avoir fait quelques pas, il s’agenouilla respectueusement, comme il en était l’usage.

Se présentant brièvement, Hideo Eita informa alors ses supérieurs des évènements passés, à savoir la découverte des corps mutilés des shinigami gardant les archives. Les paroles du géant blond furent alors accueillies par un silence pesant.

- Sait-on si des documents ont été volés ? demanda alors Hitsugaya Tôshirô en se tournant vers Yamamoto.

Le capitaine général révéla qu’à l’heure actuelle, aucune investigation n’avait été menée au sein même des archives. Il continua en précisant que les corps avaient été emmenés à la quatrième division, et qu’il comptait sur le capitaine Unohana pour déterminer avec exactitude l’heure des décès et la cause de ceux-ci. D’un ton intransigeant qui laissait transparaitre le mécontentement du capitaine général, il confia alors au capitaine de la dixième division la charge de l’enquête. La huitième division, quant à elle, devrait faire l’inventaire des archives afin d’établir si oui ou non, un quelconque document avait été dérobé. Bien sûr, tous supposaient déjà que c’était le cas… Le meurtre n’avait pas été fait de façon anodine. Il ne s’agissait aucunement d’un règlement de compte et tout laissait penser que le tueur avait agi dans le seul but de dérober un écrit. Restait à découvrir lequel.

Jusque-là silencieux, le capitaine Kuchiki prit alors la parole et pointa du doigt le fait qu’il était surprenant que le coupable ait eut le temps d’éliminer les gardes, accomplir sa mission et repartir sans que personne ne l’ait ne serait-ce qu’entraperçu. Les factions tournantes au Sereiteï ne laissaient qu’un créneau de cinq minutes pour accomplir une telle œuvre… Chose impossible à réaliser si derrière, une recherche à l’intérieur même des archives devait avoir lieu. Des murmures s’élevèrent suite à cette remarque pertinente.

- Message urgent pour le capitaine Yamamoto, s’écria soudain une voix.

Les portes s’ouvrirent, dévoilant un homme porteur de mauvaises nouvelles. Sans perdre de temps, il dévoila l’information qu’il avait en sa possession.

-Trois factions sont portées disparues Capitaine, et une autre a été retrouvée… Ils sont tous morts.

Une bombe aurait pu explosée qu’elle aurait eu moins d’impact sur les capitaines qui restèrent stupéfaits.

- Capitaine Hitsugaya, je compte sur vous pour me faire un premier rapport détaillé dès demain de la situation. Capitaine Kyôraku, la mission qui vous a été confiée est de la plus haute importance, vous recevrez l’appui de la cinquième et de la douzième division. Capitaine Unohana, lorsque vous aurez fini l’autopsie des corps, veuillez transmettre une copie de vos conclusions à chaque division. Capitaine Kuchiki, vous serez en charge de retrouver les factions disparues. Capitaine Soi Fon, veuillez renforcer le dispositif de sécurité. ROMPEZ !

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

Alors que les huit capitaines quittaient d’un pas pressé la première division pour accomplir leur devoir, non loin, une silhouette observa avec intérêt la petite scène. Une réunion ? A cette heure-ci ? Les battements de son cœur s’affolèrent. Non, ils ne pouvaient pas être au courant, elle avait pris toutes les précautions nécessaires… Se répétant inlassablement qu’elle se faisait des idées, elle parvint à retrouver un rythme cardiaque normal, pensant par la même occasion qu’elle se devait d’être plus vigilante. Attendant quelques minutes que les officiers aient quitté les lieux, elle jeta un dernier coup d’œil, rabattit au mieux sa capuche sur ses cheveux blonds avant de disparaître dans la pénombre…

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] It's All Over
Lun 7 Nov - 13:47

WATCH US BURN

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

Des bruits de pas… Puis une voix.

Quelle heure était-il ? Deux heures du matin ! Pour le réveiller si tôt, y’avait intérêt à ce qu’il y ait une bonne raison. D’une voix fatiguée, Renji Abaraï donna la permission d’ouvrir la porte. Un shinigami s’excusa prestement pour le dérangement, affirmant cependant qu’il s’agissait là d’une urgence. Le vice-capitaine de la sixième division devait immédiatement rejoindre son capitaine à l’entrée du bâtiment des archives. Visiblement confus et pas vraiment réveillé, le shinigami aux cheveux rouges mit quelques secondes à comprendre ce qui lui avait été demandé. Quoi… Maintenant ? Si le capitaine Kuchiki en venait à le réveiller en pleine nuit, alors quelque chose de grave avait dû se passer. Ayant cette réflexion en tête, Renji se hâta de vêtir son shihakusho, l’uniforme des shinigami et sortit de ses appartements avant même d’avoir fini d’attacher son insigne de vice-capitaine. Zanpakutô à la main, il s’élança silencieusement afin de rejoindre son supérieur.

Arrivé sur les lieux, il visualisa son capitaine, posté en plein milieu de la ruelle, la mine sombre. Saluant rapidement son supérieur, Renji le questionna sans attendre, souhaitant savoir ce qu’il pouvait y avoir de si urgent pour que les deux plus hauts gradés de la sixième division soient dérangés ainsi. Le seigneur Kuchiki lui apprit alors qu’une réunion d’urgence s’était tenue en pleine nuit, suite à un « incident ». Evoquant les meurtres et la cause possible de ces assassinats, il entreprit de dévoiler leur mission au vice-capitaine.

- Pourquoi ne pas faire appel aux patrouilles ? demanda alors Abaraï, étonné de ne voir personne d’autre qu’eux dans les environs.

L’explication fut donnée : Yamamoto Genryusai ne souhaitait pas que l’affaire s’ébruite, le suspect pouvant être un shinigami de n’importe quel rang. Après avoir tenu de tels propos, le capitaine Kuchiki tourna le dos et fit quelques pas, expliquant alors que pour retrouver les factions « perdues », ils commenceraient par faire le même chemin qu’elles avaient dû emprunter.

- Et non, je ne te fais pas plus confiance qu’à un autre, ajouta Byakuya, sachant qu’à cet instant, son vice-capitaine devait se faire des illusions.

Les rêves de Renji s’écroulèrent subitement. Lui qui se voyait déjà en train de faire râler Rukia en révélant que le capitaine Kuchiki avait fait appel à lui, et seulement à lui, en temps de crise, montrant ainsi un attachement solennel à son subordonné… Ben non ! Le noble n’avait réveillé Abaraï que pour avoir un peu de compagnie ! La bonne blague. Pestant intérieurement, le shinigami suivit en silence son supérieur… La nuit allait être longue. Pendant près de deux heures, ils retracèrent donc les différents parcours des shinigami disparus, dans un sens comme dans l’autre mais au final, rien ne pouvait laisser suspecter qu’une attaque ou une quelconque agression avait pu avoir lieu. Fermant les yeux, Byakuya réfléchit un instant à leur prochaine manœuvre.

- Bon sang, ils doivent bien être quelque part ! s’exclama le shinigami aux cheveux rouges, frustré qu’ils n’aient trouvé aucune piste concernant cette mystérieuse affaire de disparition.

Alors qu’ils regagnaient leur point de départ afin de vérifier si rien n’avait pu leur échapper, une lueur dans la nuit attira leur attention… Un incendie… Byakuya disparut d’un shunpô, immédiatement suivi par son vice-capitaine afin de se rendre sur les lieux…

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

-Grand frère !

Arrivant en tout hâte, Rukia héla le chef du clan Kuchiki. Mais celui-ci ne cilla pas et répondit encore moins à cet appel. Pas un geste, pas une parole, l’attention du noble était portée sur la macabre mise en scène qui avait été orchestrée dans sa propre maison. Déviant son regard dans la même direction, la petite brune dut se retenir de pousser un cri. Si au loin, elle avait pu voir les flammes s’élever dans les airs, à l’assaut de la plus petite bouffée d’oxygène, elle constata à présent que l’incendie dissimulait une image des plus cauchemardesques. Celle de shinigami crucifiés sur un grand cerisier, bouffés par l’ardent braisier allumé quelque temps plus tôt. Le feu ravageait leur peau, leur chair, laissant derrière lui une épaisse fumée noire que seuls les faibles rayonnements de la lune permettaient de distinguer. L’odeur des corps calcinés se répandit dans l’atmosphère, se diffusant sur une large zone, polluant alors l’air ambiant. Autour du capitaine et de sa sœur, de nombreuses personnes accouraient dans tous les sens avec un seul objectif en tête : mettre un terme à toute cette horreur.

Se rapprochant de son amie, Renji s’adressa alors à elle, tentant de trouver les mots qui pourraient la réconforter. Mais il était plutôt nul dans ce domaine, et pour le coup, il n’était pas très rassuré de la tournure que prenaient les évènements.

- Qui aurait pu faire une chose pareille ? Comment quelqu’un peut-il faire… ça ? demanda-t-il alors, bien conscient cependant que personne n’avait de réponse à lui donner.

Mais même en sachant cela, il avait posé sa question car à défaut d’obtenir un semblant d’explication, il souhaitait avant tout communiquer… Simplement. Mais peut-être ne s’adressait-il pas aux bonnes personnes. Il savait son capitaine renfermé et Rukia… Hé bien, elle ne semblait pas en état de pouvoir dire un mot. Pourtant, à son plus grand étonnement, Byakuya prit la parole.

- Tu te trompes, Renji, lança d’une voix grave le capitaine de la sixième division.

Interloqué, son subordonné lui lança un regard interrogateur.

- Il est impossible de créer une telle mise en scène tout seul. Ce n’est pas « quelqu’un »… Ils sont plusieurs.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

L’aube pointa.

Fatigué de cette nuit mouvementée, le capitaine Hitsugaya ouvrit la porte coulissante du bureau de la dixième division, les bras chargés de papiers en tout genre. Le rapport qu’il avait à rédiger ne souffrait aucun retard et il comptait bien s’y mettre dès à présent. Durant les heures précédentes, il avait interrogé les cinq hommes de patrouille, ceux-là même qui avaient découvert les cadavres des shinigami, notant soigneusement toutes les informations, qu’elles semblent intéressantes ou non. Son investigation avait cependant dû être mise de côté lorsqu’il avait aperçu au loin l’incendie qui ravageait la maison Kuchiki. Ni une ni deux, il s’y était rendu, ne sachant aucunement que ce qu’il allait voir dépasserait de loin tout ce qu’il aurait pu imaginer. Comme de nombreux shinigami, il était resté hébété devant un tel spectacle, comme hypnotisé. La voix de Hisagi l’avait fait sortir de sa torpeur… Le capitaine Yamamoto souhaitait que l’affaire ne soit pas divulguée ? Et bien pour le coup, c’était raté. Au petit matin, tout le monde saurait ce qu’il s’était passé… Ce qui laissait à penser que les capitaines devraient s’attendre à une belle pagaille. Hitsugaya était également passé à la salle des archives, là où les évènements s’étaient déroulés, dans le maigre espoir d’y trouver une piste quelconque, mais rien ne parut suspect à ses yeux, outre l’immense flaque de sang qui n’avait pas encore été nettoyée. Au final, peu de sommeil et encore beaucoup de travail. Heureusement, il était encore tôt, ce qui laissait à supposer qu’il aurait la paix pour faire ce qu’il avait à faire, sans qu’il ait à supporter une certaine personne.

- Le voilà !

Victorieuse, la vice-capitaine se releva de derrière le canapé avec une telle vivacité qu’elle surprit le garçon aux cheveux blancs, lequel manqua de peu de faire tomber toute sa paperasse. Regardant Rangiku comme s’il avait vu le diable, Hitsugaya exprima sa colère en beuglant comme à son habitude le nom de sa subordonnée. Celle-ci ne fut cependant pas très réactive à cette engueulade et se relevant comme si de rien n’était, elle passa une main dans ses longs cheveux blonds tout en montrant à son capitaine un objet tout à fait anodin qu’elle tenait dans son autre main.

- Ahah, je vous ai fait peur hein ? J’en suis désolée, c’est juste que sans faire exprès j’ai fait tomber mon pinceau, qui est allé rouler sous le divan… Bref, voilà, le voilà ! finit-elle en brandissant joyeusement celui-ci comme pour prouver la véracité de ses dires.

Mais en fait, elle se rendit rapidement compte que Hitsugaya ne l’écoutait guère. Il passa devant elle sans lui faire un commentaire, ne la traitant même pas d’idiote, se contentant simplement de grommeler un instant avant de s’installer au bureau et de reporter sa pensée sur les divers documents qu’il avait sous la main. Décontenancée par cette attitude et curieuse de savoir ce qui pouvait bien accaparer toute l’attention du capitaine de la dixième division, Rangiku le questionna, ce qui eut l’air de surprendre Tôshirô.

- Quoi ? Tu n’es pas au courant ? lâcha-t-il, surpris.

A la voir levée aussi tôt et prête à travailler, Hitsugaya avait pensé que sa subordonnée avait conscience de la crise qu’allait traverser la Soul Society et qu’elle avait mis de côté sa flemmardise habituelle afin d’assumer pleinement ses fonctions. Mais non… Matsumoto semblait aussi surprise que lui, et affichait des yeux ronds, comme pour dire « de quoi qu’il me cause ? ». Comprenant alors que quelque chose d’important avait eu lieu, elle jeta un œil sur les documents qu’avait apporté le capitaine. Elle ne put cependant commencer sa lecture, Tôshirô ne lui en laissa pas le temps, révélant de vive voix ce qui se trouvait dessus.

- Des meurtres ? Au Sereiteï ? répéta la vice-capitaine, visiblement très surprise d’apprendre une telle nouvelle.

Hitsugaya lui confia en détail ce qu’il s’était passé, ainsi que ses premières conclusions quant aux atrocités commises. Elle demanda alors si une liste de suspects avait été dressée, mais de par la réponse de son supérieur, l’enquête n’était pas suffisamment approfondie pour que leurs soupçons se portent sur telle ou telle personne.

- Ne se peut-il pas que ce soit des hommes du Rukongaï ? Certains quartiers sont plus agités qu’à l’ordinaire, questionna la blonde.

En effet, c’était possible, mais en attendant les conclusions du capitaine Unohana, il était difficile de se faire une idée sur les coupables. Songeuse, Rangiku alla s’asseoir sur le canapé, laissant alors le bureau au jeune capitaine afin qu'il puisse rédiger le premier rapport d’une longue nuit.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

- Ca nous prendra des semaines…

Le capitaine Kyôraku soupira. Nanao disait juste, ils en avaient pour un moment à rechercher si un dossier n’était pas manquant. Heureusement que la vice-capitaine Hinamori et le capitaine Ukitake les aidaient dans cette démarche, mais même à six (les troisièmes sièges de la treizième étant également présents), le travail à accomplir était colossal.

- Par où devons-nous commencer ? demandèrent Kiyone et Sentarô d’une même voix.

Le capitaine de la huitième division distribua les tâches, sachant cependant qu’ils manœuvraient à l’aveuglette et qu’ainsi, il leur serait difficile d’obtenir un résultat probant dans les plus brefs délais. Tous se mirent au travail, silencieusement. Une heure passa, sans que rien d'intéressant ne soit trouvé. Ils eurent un faux espoir lorsque Kiyone hurla qu’un document était manquant… « Cuisine du Monde »… Tous s’accordèrent à dire que cet ouvrage ne menaçait pas directement la Soul Society, qu’il n’y avait rien de dangereux dans la préparation d’une sauce épicée (sauf pour ceux qui y étaient allergiques) et qu’il devait y avoir une erreur dans le rangement du livre, ce qui était effectivement le cas puisqu’il fut retrouvé très vite. Une nouvelle heure s’écoula, sans que les recherches ne soient plus fructueuses. Les six membres du petit groupe s’accordèrent une pause, et tandis que les vice-capitaines et les troisièmes sièges allaient se dégourdir les jambes, les deux capitaines restèrent sur place, discutant alors de la réunion qui avait eu lieu dans la matinée.

Lors de celle-ci, les rapports du capitaine Hitsugaya et du capitaine Unohana avaient circulé, et cette dernière s’était employée à expliquer à haute voix les conclusions des autopsies qu’elle avait dû pratiquer. Ainsi, selon ses dires, les gardes postés devant les archives s’étaient vus immobilisés à l’aide de sorts de Kidô avant de subir une exécution sommaire, l’arme du crime, il ne faisait aucun doute, étant un sabre de type katana. Elle ne se risqua cependant pas à présumer qu’un shinigami puisse être à l’origine d’un tel massacre, bien que cette pensée fût dans toutes les têtes présentes. Elle avait ensuite continué avec l’autopsie des hommes qui avaient été retrouvés chez le seigneur Kuchiki, brûlés. Un silence pesant s’installa, que la capitaine de la quatrième division brisa en révélant qu’une analyse sanguine avait permis d’isoler une toxine dans leurs corps… Toxine qu’elle avait alors fait parvenir à la douzième division.

Kurotsuchi avait pris la parole suite à cette nouvelle, et avait expliqué avec des termes scientifiques que ce poison, très facile à se procurer lorsque l’on s’y connaissait un peu en plantes, possédait la propriété de paralyser l’ensemble du corps, empêchant même la personne infectée d’articuler, les muscles de la mâchoire étant bloqués. Seuls les organes vitaux pouvaient fonctionner correctement. Unohana avait ajouté alors que lors de ses examens, elle avait pu constater que les poumons de la majorité des hommes crucifiés étaient noirs, signe qu’ils avaient dû respirer une importante quantité de fumée avant de rendre l’âme.

- En d’autres termes, ces hommes ont été brûlés vifs, avait terminé le capitaine de la douzième division.

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- Attends !

Epouvanté, le shinigami n’osa plus bouger. Pâle, tremblant comme une feuille, il cessa même de respirer, jusqu’à ce qu’ Hanatarô Yamada arrive à sa hauteur. Celui-ci tendit alors la main, dans laquelle se trouvait un petit sachet. Avec un sourire, il affirma alors l’avoir trouvé par terre, et demanda à son interlocuteur si ce n’était pas à lui. Pendant une seconde, l’homme resta hébété, puis sourit à son tour, de manière peu convaincante pour finalement remercier le septième siège.

- Ah oui, c’est à moi, merci, je n’avais pas fait attention.

Le shinigami salua rapidement Hanatarô, puis reprit sa marche. Le septième siège de la quatrième division regarda l’homme quitter précipitamment les lieux, sans savoir quoi penser de cette attitude. Il avait cru discerner de la peur dans les yeux du shinigami… Ce qui était étrange parce que même s’il l’avait voulu, Yamada n’arrivait jamais à effrayer personne… Pas même une mouche. Kazuki, quant à lui, tourna à la première occasion, souhaitant être hors de vue de son collègue de la quatrième division. Bon sang… Qu’allait –il faire ? Il était au courant des évènements récents, tout le monde ne parlait que de ça. Et il avait compris avec horreur qu’il y avait participé malgré lui. Son domaine de prédilection avait toujours été les plantes, et il ne s’était pas beaucoup posé de questions lorsqu’une nuit, une personne était venue le trouver afin d’obtenir une mixture spéciale. En fait, il était plutôt content que l’on s’adresse à lui, trouvant là un moyen d’être enfin utile au Goteï treize. La personne en question lui avait dit que c’était en vue d’une mission importante, et Kazuki avait alors consentit à préparer cette potion paralysante. A présent, l’angoisse le rongeait. Il était coupable. Il était impliqué d’une façon ou d’une autre. La culpabilité le rongeait, la paranoïa s’emparait peu à peu de son esprit, l’incitant à se détacher du monde et de ses amis.

Le soir arriva. Assis sur son lit, il attendait… Jamais il n’arriverait à trouver le sommeil, il le savait. Jamais il ne se pardonnerait d’avoir été aussi crédule. Des larmes vinrent s’écouler le long de ses joues, pour finalement s’écraser au sol, tandis que lui, pauvre malheureux qu’il était, ne supportait plus le poids du remord. Prenant son courage à deux mains, il se leva, bien décidé à avouer sa faute à son capitaine. Il n’espérait pas le pardon, mais pouvoir enfin payer pour le mal qu’il avait causé. Sortant de la petite chambre, il prit la direction des quartiers du capitaine Unohana.

Mais à peine eut-il fait trois mètres qu’une ombre apparut devant lui, tandis que la lame du katana qu’il tenait refléta les faibles rayons lunaires. Effrayé, Kazuki fit demi-tour pour s’enfuir en courant… Il aurait dû s’en douter. Comment avait-il pu être aussi stupide ! Comment croire qu’il pouvait dénoncer si aisément le coupable de tous ces assassinats ?! Désespéré, il courut aussi vite que possible, tentant d’échapper à un futur qui le rattrapa un peu plus loin. Une douleur… Puis le noir complet. Alors que son sang s’écoulait au sol, formant une marre poisseuse, deux hommes arrivèrent pour emporter le corps dans la nuit.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

- Tu as fait ce qu’il fallait ?

- Oui. Personne ne retrouvera le corps. Il a été enterré au Rukongaï.

-Très bien. Sa disparition suscitera des interrogations mais tant pis… Cette situation est plus acceptable que la découverte du corps. Et pour ton autre mission ?

- Accomplie. La demeure des Shiba a été localisée.

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MessageSujet: Re: [Fanfiction] It's All Over
Dim 20 Nov - 21:03

SECRET WAR

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Cela faisait maintenant deux bonnes heures que le soleil avait disparu, et le jour avait laissé place à une nuit sans lune. Malgré les évènements récents qui tenaient en haleine tout le Sereitei… Malgré les avertissements d’un ami de longue date, et malgré les risques que comportaient sa petite escapade, elle avait décidé de continuer ses sorties nocturnes. Ne serait-ce que pour l’informer Lui de ce qu’il se passait, ne serait-ce que pour l’avertir de la situation dans laquelle elle se trouvait, elle devait le retrouver.

Vêtue d’une cape noire, elle traversa silencieusement les allées, se rendant alors à la porte Est. Mais avant d’avoir pu passer les portes qui interdisaient aux âmes sans pouvoir de pénétrer aux Sereitei, un craquement se fit entendre derrière elle. Vigilante, elle se retourna avec vivacité, portant sa main droite dans le bas de son dos, à la recherche de la poigne de son zanpakutô. N’effectuant plus aucun mouvement, elle scruta les ténèbres à la recherche d’un quelconque mouvement et n’eut pas à chercher longtemps. Sortant de l’ombre, un homme d’environ un mètre soixante-dix sortit de derrière un muret, se présentant sans aucune gêne à celle qui était sur le point de quitter le Sereitei.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? chuchota la belle blonde, se rapprochant de son interlocuteur en prenant garde à ce que personne ne les voit.

Le shinigami baissa un instant les yeux, sachant qu’en la retrouvant en ces lieux, il brisait une promesse qu’il avait fait il y avait sept mois de cela. Ne le voyant pas répondre, la jeune femme l’entraina un peu plus loin, les mettant ainsi à l’abri des regards. Ils se fixèrent un instant. Finalement, le shinigami soupira, et répondit à la question posée quelques secondes plus tôt.

- Tu devrais arrêter… Ca devient vraiment dangereux. Les patrouilles ont été renforcées et tu risques… Ne serait-ce que pendant quelques temps, n’y va plus.

Ce fut à présent au tour de son interlocutrice de baisser la tête. Bien sur… Bien sur, elle était parfaitement consciente que ses actes pouvaient amener à des conséquences plus que désastreuses. Elle connaissait les enjeux…

- Tu n’as pas l’air de te rendre compte, mais s’ils t’attrapent, ils te jugeront coupables de hautes trahisons. Je t’ai laissé faire pendant tout ce temps, mais avec tous ces meurtres, tu dois bien comprendre que…

Il ne put finir sa phrase. La shinigami fit un geste de la main en signe de profond agacement, coupant alors la parole à Kira Izuru.

- Je sais tout ça ! chuchota toujours la jeune femme, prenant cependant un ton un peu plus virulent.

Elle soupira, puis finalement fit quelques pas dans la pénombre. Ca ne lui plaisait pas mais il avait raison. Le vice-capitaine de la troisième division était dans le vrai et elle comprenait parfaitement qu’elle ne pouvait plus continuer ces petites virées… Du moins de façon aussi fréquentes. Résignée, elle convainquit alors le shinigami aux cheveux blonds de la laisser partir une dernière fois, promettant alors qu’elle stopperait ses sorties, du moins jusqu’à ce que l’auteur des crimes soit identifiés. Ennuyé, Kira mit quelques temps à se décider et puis finalement accepta l’arrangement. Il accompagna sa coéquipière jusqu’aux portes, vérifiant alors qu’aucune patrouille n’arrivait sur les lieux. Quelques instants plus tard, elle avait franchi les barrières, se retrouvant alors du côté Rukongai. Il la regarda disparaître dans le noir, et finalement, murmura des paroles qu’elle n’entendrait jamais.

- Fais attention… Matsumoto.


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Un temps de chien, c’était le cas de le dire. Sortant de ses appartements, le capitaine de la dixième division regarda la pluie tomber à grosses gouttes. Encore une journée qui commençait mal ! Pas vraiment d’humeur, il se dirigea vers le bureau des officiers, espérant au plus profond de lui-même que sa vice-capitaine avait eu l’amabilité de ne pas manquer encore une fois à son devoir et qu’elle était allée chercher les documents à la neuvième division. Arrivé sur son lieu de travail, le petit capitaine fut surpris… Ils étaient là ! Les dossiers ! Matsumoto serait-elle devenue un peu plus raisonnable ? Ou n’était-ce qu’un moment dont le capitaine devait essayer de profiter au mieux ? Ne comprenant pas vraiment ce revirement de comportement, Tôshirô ne se posa pas plus de questions, trop heureux de constater que la vice-capitaine faisait sa part. Mais alors qu’il avançait dans la lecture de certains papiers, il se rendit compte qu’une partie manquait. Il soupira. Ca avait été trop beau pour être vrai. Enfin, c’était vrai mais à moitié seulement… Bon, au final, ce n’était pas non plus très grave, il suffisait de savoir si le document avait été complet dès le départ ou si une partie avait été égarée en cours de route. Quelques minutes plus tard, le capitaine se retrouva devant la porte donnant sur la chambre de Rangiku. Il l’appela une première fois… Puis une deuxième. Irrité par l’attente, il croisa les bras en signe d’agacement et réitéra son appel, sans plus de succès. Bordel, qu’est-ce qu’elle fichait ? Finalement, il prit sur lui et ouvrit la porte de quelques centimètres, avant de gueuler encore une fois son nom… Pour finalement se rendre compte qu’il n’y avait absolument personne dans la pièce. Tôshirô comprit alors qu’il allait devoir s’armer de courage et sortir affronter la tempête afin de partir à la recherche de la partie de dossier perdue.

Il arriva sur les lieux, et ce fut un Hisagi Shûhei plutôt fatigué qui l’accueillit. Pas vraiment besoin d’être un génie pour comprendre ce qu’il s’était passé ! Fête, alcool… C’était le quotidien de beaucoup de shinigami, et les officiers n’échappaient pas à la règle. Ne voulant rien savoir concernant cette affaire qui, en somme, ne le regardait pas, le capitaine de la dixième division demanda simplement où était ce qu’il était venu chercher.

- Ah ? Les documents ne seraient pas compl… Ah, oui exact… Voici la feuille manquante. Excusez-moi, je n’ai pas dû faire attention sur le moment, avoua Hisagi, embarrassé.

Hitsugaya lui assura que ce n’était pas un souci. Il tourna les talons, et finalement, demanda au vice-capitaine si celui-ci n’avait pas vu Rangiku.

- Pas depuis hier dans l’après-midi en tout cas, répondit simplement Shûhei, avant de se remettre lui-même à ses activités professionnelles.

Hitsugaya le remercia, et finalement, repartit par où il était venu, abasourdi. Matsumoto qui manquait une fête ? Pour le coup, il y avait plutôt de quoi s’inquiéter. Réfléchissant à mesure qu’il marchait, il se rendit soudain compte qu’il avait cessé de pleuvoir. Pestant silencieusement contre le temps qui ne lui avait aucunement évité d’être mouillé, il regagna son bureau, espérant pouvoir finir ce qu’il avait à faire dans la matinée.

- Tiens, pourquoi êtes vous trempez capitaine ? demanda alors une voix féminine.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

- Tu veux faire ça en pleine journée ?

- Exact. Le frère ne sera pas là et je ne pense pas que la fille s’attende à ce que des shinigami viennent la trouver au milieu de l’après-midi.

- Elle risque de nous donner du fils à retordre.

- Qu’importe, l’important, c’est que nous parvenions à exécuter le plan.


¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

- Capitaine, un de nos hommes ne s’est pas présenté aujourd’hui aux tâches qui lui étaient incombées de faire.

Droite comme un i, la vice-capitaine Isane Kotetsu faisait-là un rapport assez inquiétant à sa capitaine de division, laquelle venait justement de finir les rapports d’autopsie. Les meurtres des jours précédents avaient fortement perturbé les habitudes quotidiennes des shinigami, et qui plus est, la paranoïa avait déjà fait quelques victimes de plus. Aussi, non content de la quantité de travail qu’elle avait avec l’analyse des corps retrouvés, Unohana Retsu se devait d’être sur pas mal de front à la fois, afin de gérer aux mieux les blessés qui arrivaient en grand nombre, beaucoup de shinigami n’ayant rien trouvé de mieux à faire que de se taper dessus en hurlant devant bon nombres de leurs camarades « crève, pourriture de traître ! ». Bien évidemment, il n’y avait aucune preuve et généralement, il s’agissait plutôt de règlements de comptes dissimulés maladroitement derrière une accusation de traîtrise et de meurtres. Assise à son bureau, la capitaine leva les yeux vers Isane et sans se répartir de son calme, la questionna concernant cette soi-disant disparition afin de ne pas tirer trop vite de conclusion hâtive. Les réponses données ne furent guère concluantes cependant. Les amis de Kazuki prétendaient ne pas l’avoir vu depuis le soir précédent, et personne n’était en mesure de fournir une quelconque explication sur son absence de ce matin. Réfléchissant silencieusement, Unohana demanda à la vice-capitaine de la quatrième division de fouiller la chambre du disparu avec l’aide d’Hanatarô et de [un autre siège de la division], et ainsi essayer d’obtenir une explication. Avant qu’Isane ne soit partie, sa supérieure lui demanda de rester discrète afin de ne pas inquiéter encore plus les shinigami du Goteï treize.

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

- Matsumoto…

Hitsugaya regarda d’un air hébété sa vice-capitaine, qui était tranquillement assise sur le canapé, grignotant un petit biscuit.

- Vous savez… Un jour, quelqu’un a inventé un truc super du nom de « parapluie ». Vous devriez essayer, c’est très pratique ! fit Rangiku d’un air très sérieux, ce qui, bien sur, eu pour effet d’énerver son capitaine.

- I-idiote ! Je sais très bien ce qu’est un parapluie !!

Oui il savait ce que c’était et maintenant qu’elle le disait, il se sentait un peu idiot de ne pas avoir pensé à en prendre un. Ne voulant cependant pas donner raison à la jeune femme, il changea de sujet, et alors qu’il se dirigeait vers le bureau afin de déposer la feuille manquante dans le dossier correspondant continua la discussion, et ce, toujours avec son calme légendaire.

- Et puis je n’ai pas de leçon à recevoir d’une fille qui n’arrive pas à l’heure !

Là, c’était THE argument. D’ailleurs, Matsumoto trouva très injuste qu’il mette sur le tapis cet état de fait, comme s’il s’agissait d’un acte déloyal. Haussant les épaules, elle répliqua vaguement qu’elle n’avait dit ça que pour aider… Et demanda ensuite pourquoi il avait été obligé d’affronter le temps pourri, avouant avoir pensé qu’il aurait travaillé sur le dossier qu’elle avait apporté de la neuvième division. Hitsugaya lui expliqua alors en bref qu’il manquait une partie du dossier et que, comme elle n’avait pas été là, il avait dû lui-même voir Hisagi afin d’obtenir les documents. « Ah » fut le seul commentaire que fit Rangiku, qui déjà, se désintéressait complètement de la petite anecdote. Quelques minutes plus tard, elle prit sur elle de commencer la journée de travail, et s’installa à son propre bureau, afin de mettre un peu d’ordre dans les papiers qui trainaient ci et là.

- Vous devriez arrêter.

Véritablement surprise par les propos de son capitaine, Rangiku sentit les battements de son cœur accélérer tandis que ses membres, eux, refusaient obstinément de faire le moindre mouvement. Tétanisée par une peur irrationnelle, Rangiku leva vers lui des yeux reflétant à la fois la stupéfaction et l’inquiétude. Que voulait-il dire par là ? Observant un moment de silence, elle se reprit et tenta de se décontracter, avant de demander de la manière la plus naturelle que possible de quoi il retournait exactement. Et le soulagement se fit ressentir quand Tôshirô beugla un « idiote », en expliquant ensuite qu’il n’était pas stupide, que si elle était encore en retard, c’était à coup sur à cause d’une soirée trop arrosée et que bien qu’il n’ait jamais rien dit les fois précédentes, il trouvait que les évènements en cours n’engageaient en rien à faire la fête… Sans apporter une quelconque forme d’opposition, Rangiku hocha la tête en signe de résignation, ajoutant ensuite que son capitaine avait raison, sans avoir toutefois beaucoup de conviction dans la voix. Les minutes passèrent sans qu’aucun échange verbal ne soit fait, et finalement, la vice-capitaine de la dixième division se leva, annonçant qu’elle devait remettre un dossier à la huitième division.

La regardant s’éloigner, Hitsugaya ne put s’empêcher de songer à la discussion qu’ils avaient durant les quelques minutes précédentes. De par sa discussion avec Hisagi, il savait bien que Rangiku n’avait pas fait la fête comme à l’accoutumer. Pourtant, elle ne pipait mot lorsqu’elle se faisait engueuler, et pire encore, n’avait en rien cherché à donner tort au plus haut gradé de la division, lequel commençait sérieusement à s’inquiéter de toute cette affaire… Qu’est-ce qu’il pouvait bien obliger Rangiku à mentir de la sorte ?

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

Dire que cela faisait plusieurs semaines qu’ils recherchaient ardemment la demeure. Et maintenant qu’ils se trouvaient devant, ils se demandaient comment ils avaient fait pour louper cette maison, de taille gigantesque et d’une laideur incomparable. Non… A bien y réfléchir, la maison en soi était plutôt sympathique, mais les immenses pieds qui ornaient l’entrée cassaient véritablement tout le charme. Aucun doute à avoir, les occupants avaient des goûts bien particuliers en matière de décoration… Approchant à pas de loup, le shinigami ne pouvait s’empêcher de jeter un œil, de temps à autre, à ces immenses « choses » de plusieurs mètres de haut. Répugnant, ignoble, donnant l’irrépressible envie de détruire dans la seconde ces monstruosités, c’était ce que ces pieds gigantesques donnaient envie de faire. Hélas pour le shinigami, il aurait mieux fait de regarder ses propres membres inférieurs, car le prochain pas qu’il effectua lui couta une moitié du corps. Sa jambe gauche fut anéantie, et la puissance de l’explosion lui arracha une bonne partie du bassin, alors qu’au même moment, son bras s’envolait dans les airs pour atterrir quelques mètres plus loin, carbonisé. Il s’écroula au sol. Choqué, il ne percevait aucune douleur… En réalité, il ne savait absolument pas ce qu’il s’était passé, ni même si ses blessures étaient graves… Allongé sur une herbe devenue rouge sang, il sentait simplement les battements de son cœur ralentir dangereusement… Ses yeux s’ouvrirent une dernière fois, et il perçut derrière un nuage de fumée les ombres de ses compagnons se précipitant vers la demeure des Shiba. Sa dernière pensée fut un regret… Le regret de ne pas avoir pu mieux servir son Seigneur et Maître. Une dernière lueur dans son regard, un dernier mot, et il s’éteignit… Heureux de donner sa vie pour une si noble cause.

L’explosion en surpris plus d’un. Nullement habitués à ce genre de réception, les intrus se figèrent, captivés par les morceaux de chair et d’os de leur compagnon qui volaient ci et là, après que celui-ci se soit fait exploser par ce qui semblait bien être une mine. Cependant, les troupes qui encerclaient la grande batisse ne restèrent pas à bailler aux corneilles trop longtemps, car à peine avaient-ils eu le temps de comprendre ce qu’il s’était passé qu’une seconde explosion retentit, ce qui réduisait désormais leur nombre de deux soldats. Chacun se rendit alors compte à quel point ils faisaient des cibles faciles et plus par peur d’exploser que par courage, ils coururent à en perdre haleine vers leur objectif, bien décidés à quitter vivants le terrain miné.

- Ils vont se faire exterminer !

Non loin de là, trois hommes regardaient le spectacle sans pour autant bouger le petit doigt.

- Perte acceptable, nous savions pertinemment que les Shiba auraient des systèmes de défense. L’avantage du nombre reste suffisant pour ce que nous souhaitons dérober. N’oubliez pas que la seule chose qui importe, c’est la clé…

Le troisième homme acquiesça les paroles prononcées, et après une minute d’observation, ils se décidèrent à bouger tandis qu’à une centaine de mètres d’eux, de nombreux shinigami pénétraient les enceintes de la maison, le zanpakutô au poing...

¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤ ¤

- La situation se dégrade.

Assise sur une chaise en bois, Nanao faisait face à un bureau d’une grande sobriété, pourvu d’une simple lampe. Elle passait la journée avec Hinamori à la bibliothèque, cherchant en vain le document qui aurait pu intéresser celui (ou ceux) qui s’était acharné sur les gardiens de la salle des archives. S’il avait été jusqu’à tuer pour pouvoir entrer dans le bâtiment, une chose l’intéressée forcément… Les capitaines Kyoraku et Ukitake ayant été appelés d’urgence en réunion et les troisièmes sièges de la treizième ayant décidé (après avoir reçu l’accord de leur supérieur) de faire une pause, il ne restait désormais plus que les deux vice-capitaines, et celles-ci, après quelques minutes de recherches infructueuses, avaient finalement décidé de s’arrêter un moment. Malgré tous les efforts possibles pour éloigner un temps soit peu la conversation des faits récents, le sujet principal restait les meurtres et l’organisation avec laquelle ceux-ci avaient été préméditée. Au bout d’un certain temps, elles parvinrent à oublier un peu toute cette affaire en reportant leurs attentions sur le prochain magasine entièrement édité par l’Association des Femmes Shinigami.

Alors qu’elles papotaient, des cris se firent entendre à l’extérieur du bâtiment. Intriguées, les deux officiers sortirent pour se rendre compte par elle-même de ce qu’il se passait… Et tombèrent nez à nez avec plusieurs hommes de différentes divisions qui s’en prenaient à un pauvre gars de la quatrième. Intervenant aussitôt dans la bagarre, Nanao et Hinamori parvinrent à calmer les esprits, réclamant par la suite une explication quant à cette démonstration ridicule de force. Plusieurs voix s’élevèrent en même temps et il fallut plusieurs minutes aux deux vice-capitaines pour entendre et comprendre ce que voulaient dire les shinigami.

- Vous êtes ridicules, aucune information de ce genre ne nous est parvenue et rien n’indique qu’un membre de la quatrième division ait été impliqué dans ces affaires d’homicide, déclara Hinamori d’un ton calme mais sévère.

La réplique ne se fit pas attendre et pas moins de quatre personnes provenant de différentes divisions voulurent apporter leur vision des choses. Nanao tempéra aussi les ardeurs des shinigami, et permit à l’un d’entre eux de s’expliquer calmement et posément.

- Pourtant, il semblerait qu’une enquête soit en cours concernant un homme de la quatrième. C’est même la vice-capitaine Kotetsu qui en a la charge ! s’exclama avec colère un homme brun. Et lui, dit-il férocement en pointant sa cible du doigt, était son meilleur ami, prétendant ne rien connaître de l’affaire… Mensonge ! Mensonge éhonté !

La fureur du shinigami se renforça et dans un éclat de rage, il sortit le zanpakutô de son fourreau, bien décidé à régler les comptes que le Goteï treize n’était désormais plus capable de régler (de son point de vue en tout cas). D’un mouvement aussi précis que rapide, il fendit l’air de sa lame en direction de l’homme appartenant à la quatrième division, trop apeuré pour pouvoir bouger. Ce dernier ferma les yeux, refusant catégoriquement de faire face à une mort aussi stupide et de toute façon, la peur qui lui bouffait les entrailles lui interdisait de regarder dans les yeux son bourreau, comme aurait pu le faire toute personne dotée d’un temps soit peu de courage. Une seconde passa, puis une deuxième… Et finalement, il comprit que son heure n’était pas arrivé. Il fallait dire que menacer de mort un « collègue » devant deux vice-capitaines, il fallait soit être bien sur de son coup, soit être doté d’un esprit assez dérangé. Se risquant à entrouvrir un œil, le guérisseur regarda furtivement son ange gardien. La vice-capitaine Hinamori avait été d’une remarquable efficacité en lançant un sortilège de blocage, et désormais, l’homme qui avait voulu verser le sang quelques instants plus tôt se retrouva ligoté au sol.

- Amenez-le en cellule, aucun acte de la sorte n’est toléré au Sereitei. Il sera jugé et condamné pour son geste, et il en sera pareil pour quiconque se permet d’outrepasser les règles, fit Nanao d’une voix dure et qui ne laissait place à aucune discussion.

Sous bonne garde, le prisonnier fut emmené tandis qu’inquiètes, les deux femmes se regardèrent, chacune s’apercevant de voir sur le visage de l’autre sa propre expression. Le silence qui s’était installé fut rapidement brisé, et finalement, la vice-capitaine de la cinquième division se risqua à poser la question…

- Penses-tu que ce soit vrai ? On nous en aurait informées si l’enquête en cours avait progressé non ? Je veux dire…

- Vrai ou pas, coupa Ise alors qu’elle regardait droit devant elle, chaque rumeur, vraie ou fausse, perturbe un peu plus la sérénité de la Soul Society… Nos hommes deviennent incontrôlables et le manque d’information crée la panique. Tout le monde se méfie de tout le monde… J’ai peur que l’altercation de tout à l’heure ne se reproduise plus fréquemment encore et que nous ne puissions y faire face. Le manque de communication nous empêche même à nous autres, vice-capitaines, de connaître les faits réels en temps et en heure...

Réfléchissant aux propos tenus, Hinamori fit quelque pas.

- Si seulement nous savions où chercher… dit-elle dans un soupir.

A ces mots, un tintement survint, suivi de près par un papillon de l’Enfer. D’une oreille attentive, elles écoutèrent le message qu’il leur délivra. Des émeutes au Rukongai… Une réunion d’urgence entre capitaines et vice-capitaines avaient lieu… Kukâku Shiba était morte.

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