[Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
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[Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.

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MessageSujet: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
Lun 24 Oct - 1:11

    Orihime était arrivée il y a très peu de temps dans ce nouveau monde, nouveau palais pour elle. Tout ce qui l’entourait lui était inconnu. Elle ne connaissait rien, elle ne connaissait personne, à l’exception peut-être de trois membres de ce palais : Aizen Sôsuke, Gin Ichimaru et Tôsen Kaname. Et encore, elle ne pouvait se vanter de les connaître. L’un, elle l’avait vu lorsqu’il leur barrait le chemin à elle et ses compagnons à la Soul Society, l’autre avait combattu Ishida et tout comme le dernier, elle ne les avait vus qu’au moment de la trahison de ces trois-là. Et c’était déjà à cause de ces trois personnes qu’ils avaient été à la Soul Society pour sauver Rukia. A croire que tout ceci n’était qu’un jeu pour eux. A croire qu’elle n’était ici, une nouvelle fois, que suite à un caprice ou même d’un nouveau plan de cet homme, Aizen Sôsuke. Au fond, elle ne savait rien de plus que ce que lui avait dit cet arrancar, Ulquiorra. Elle était là parce que ce roi, disait-il, souhaitait utiliser ses pouvoirs qui l’intéressaient, à première vue. Il ne voulait ni la tuer, ni même la traiter comme une prisonnière, disait-il, toujours. Pourtant, elle le savait, elle n’était pas comme eux, elle n’appartenait pas au même groupe qu’eux, elle était bien différente d’eux. Et elle savait également qu’elle n’était pas libre, loin de là. Elle était captive. Elle était véritablement comme un oiseau en cage, une cage dorée. Et si elle s’échappait de cette cage, elle ne retrouvait que barbarie et sang. Tout ce qui ne lui ressemblait pas.

    Elle n’était pas dans son élément. Elle était loin de ses amis. Elle était loin de Tatsuki. Comment ne pas se sentir seule ? Elle était entourée ? Evidemment, il y avait ces membres de l’Espada et leur Fraccion, mais au fond, elle était seule. Elle ne leur parlait pas, elle n’avait rien à leur dire, elle n’avait pas de temps à passer avec eux, elle n’avait pas d’occupation en commun avec eux, elle était totalement différente d’eux. Il y avait un monde de différence, c’était bien le cas, dans le sens littéral comme figuré du mot. Et puis, surtout, même s’il lui arrivait rarement de s’échapper de cette cellule, elle n’avait nullement envie de s’en éloigner si c’était pour se mêler à eux. Pour elle, ils ne ressemblaient qu’à des bêtes assoiffées de combat, alors qu’elle, tout ce qu’elle cherchait, c’était à s’éloigner du sang. Elle avait toujours eu horreur du sang, des batailles et quand bien même si elle le sang qui était versé était le sang de l’ennemi. Alors comment pouvait-elle être parmi de tels monstres ? Elle était une âme singulière parmi toutes ces âmes. Et si seulement on pouvait parler d’âme pour ces êtres. Alors, évidemment, on lui permettait un certain confort : un fauteuil assez grand pour y dormir confortablement, une table où manger et un espace plutôt grand, mais au final, elle ne se sentait pas tellement privilégiée. Elle savait que ce n’était qu’apparences. Néanmoins, elle ne cherchait pas non plus à se rebeller, pas pour l’instant, elle ne le pouvait pas. Elle n’avait ni la force, ni l’envie pour le moment. Elle pourrait encore jouer un rôle, c’est ce qui la faisait tenir malgré tout cela.

    On aurait pu croire qu’elle cherchait à se protéger et donc à ne pas mourir tout de suite, mais il y avait une raison bien moins égoïste au-delà de cela : elle ne voulait pas que ses amis meurent suite à une décision aussi égoïste. Ainsi, elle resterait là autant de temps qu’il le faudrait pour qu’aucun mal ne soit fait à ses amis. Et même si elle finissait par s’habituer à cet arrancar la surveillant presque jour et nuit, Ulquiorra, elle n’en était pas moins distante, comme elle l’était avec tous les arrancars présents dans ce palais. Et par chance, elle n’avait parlé qu’une fois avec ce chef et à aucun moment elle n’avait encore réellement croisé Gin et Tôsen, si ce n’est peut-être en coup de vent, et elle n’en était pas malheureusement, pas le moins du monde. Elle en était même plutôt heureuse. Elle n’avait rien à leur dire, après tout. Elle était tout aussi différente de ces traîtres que des arrancars. Même si elle parvenait à comprendre des shinigamis, elle ne comprenait absolument pas les shinigamis traîtres. A la différence peut-être qu’elle n’avait encore rencontré aucun arrancar qu’elle ne comprenait. Après tout, les shinigamis étaient sans doute beaucoup moins différents des humains que les arrancars l’étaient. Mais ces trois shinigamis étaient des exceptions. Et malgré cette captivité, elle parvenait à tenir le coup lorsqu’elle pensait à Ichigo, Ishida, Sado et les autres. Elle repensait même quelques fois à la discussion qu’elle avait eue avec Rukia, ainsi qu’avec Hachi. Ce dernier avait peut-être eu raison, au final, ainsi qu’Urahara : elle aurait sans doute mieux fait de se tenir sur le côté. Evidemment qu’elle était trop sensible pour prendre part au combat, mais surtout et au-delà de cela, elle aurait mieux fait de se tenir à l’écart à cause du risque qui planait au-dessus d’elle, comme l’avait déjà ressentit Urahara.

    En songeant à tout cela, elle commençait à comprendre que si elle n’avait pas écouté son égoïsme, elle n’en serait sûrement pas là. Et c’était toujours aussi songeuse, que la demoiselle se baladait aux alentours de sa cellule. Elle n’était pas bien loin de l’entrée de cette cellule, ayant décidé de pointer le nez juste derrière la porte. Pourquoi ? Ses pas l’avaient amenée jusque là, rien de plus. D’ailleurs, elle semblait bien absente alors qu’elle marchait à quelques mètres de cette porte. Elle n’avait encore vu personne sur son chemin, à croire qu’ils étaient tous sagement assis dans leurs cellules. Tant mieux ? Sans aucun doute. Elle ne tenait à tomber sur l’un de ces monstres, elle n’y tenait absolument pas. Et puis, surtout, elle n’aurait rien à dire à ces arrancars, peu importe lequel se pointait à l’instant. Soupirant, elle avait même eu l’idée de discuter avec Tsubaki, Ayame et les autres fées, comme il lui arrivait de le faire lorsqu’elle voulait parler avec quelqu’un, mais elle s’imaginait très mal le faire là, dans les couloirs, alors qu’à n’importe quel instant un arrancar pouvait surgir. Posant alors simplement sa main sur la barrette qui tenait quelques mèches, la demoiselle songea même à son frère. La dernière image qu’elle avait de son frère était d’ailleurs l’image d’un hollow. Tous ces monstres lui faisaient rappeler ce moment plus que triste. Était-ce une nouvelle punition ? Peut-être, au fond.

    Des pas lents et un visage semblant scruter les environs, la demoiselle finit par se poser contre un mur, regardant le plafond blanc comme partout, d’ailleurs. Cela renforçait l’impression froide et inhumaine du lieu. La demoiselle n’avait qu’une chose en tête, ses amis, l’envie de les revoir, de les serrer à nouveau dans les bras et pouvoir leur faire à nouveau des plats plus étranges les uns que les autres. Elle savait que ses amis étaient importants, et cela renforçait son idée. Elle avait le sentiment d’être sans vie depuis qu’elle était loin d’eux.


    *Kurosaki-kun, Ishida-kun, Sado-kun… Tatsuki-chan…*

    Soudain des pas l’interrompirent dans ses songes. Qui était-ce ? Un arrancar sans aucun doute. Ils s’étaient décidés à bouger de leurs quartiers ? Allez savoir… La demoiselle redressa alors légèrement la tête, très légèrement.


Dernière édition par Orihime Inoue le Ven 30 Déc - 3:07, édité 1 fois
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Sashikizu Iyashii
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MessageSujet: Re: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
Ven 18 Nov - 12:48

Cela faisait déjà plusieurs jours qu'Iyashii avait subit son arrancarisation, celui-ci s'était attendu, vu les dire d'Aizen, à ce qu'il n'est guère le temps de s'ennuyer vu la guerre qui se préparait, mais rien ne se passait. Comme seule animation, l'arrancar avait entendu parler de l'un des espadas, celui-ci se serait apparemment fait couper le bras par l'un des trois dirigeant du Monde Creux, Kaname Tousen. L'un comme l'autre, ils n'avaient pas l'air de s'apprécier, même en ne s'étant vu que lors de sa métamorphose.
Mais le shinigami lui avait inspiré un profond dégoût, hautain, fier à côté du siège de son mentor, l'aveugle se voyait tel un petit chien au pied son maître, attendant sagement que celui ne lui demande de donner la patte.

C'était qui plus est un homme droit, défenseur de la justice. La justice des hommes, tout comme celles des shinigamis n'avait aucune valeur pour l'insecte, elles étaient erronées et inutiles, seulement un tissu de mots fabriqués de toute pièces afin de donner bonne conscience à ceux qui les suivait.

Iyashii lui, ne possédait pas de morale, aucune éthique, aucun fil directeur. Et tandis que la plupart des individus se fixaient des limites afin d'intégrer la sphère générale, Sashikizu ne cherchait qu'à assouvir son autosatisfaction, pas de règles, pas de devoirs.
C'était pour cela qu'il avait refusé l'offre d'Aizen d'intégrer l'espada. Il aurait pu étant donné son grade, devenir l'un des guerriers d'élite de Las Noches, mais cela ne l'intéressait en rien, une telle distinction ne peut valoir que dans le cœur de ceux qui ont un ego et qui prêtent attention au regard des autres.

Le vastolord lui ne possèdait rien de tout cela, ni ego, ni cœur. C'est ce qui le rendait aussi différent de la plupart des guerriers, il n'avait absolument aucune attache, aucune raison de se battre et c'était en cela qu'il était aussi dangereux.
Lors des combats, le moral est l'un des facteurs principaux de défaite ou de victoire, Iyashii vivait pour semer le trouble dans l'âme des autres.

La tique se leva de son siège dans lequel elle était installée depuis d'interminables heures. Elle avait suffisamment pensée pour le moment et l'idée même d'avoir des devoirs à accomplir envers Aizen et des clowns le désintéressait totalement.

Il quitta sa chambre et marcha dans les longs couloirs de Las Noches. Ceux-ci étaient déserts, aucune ombres ne croisa l'arrancar pendant les longues heures durant lesquelles il marcha. Néanmoins, les sens affûtés lui permettaient d'entendre les grouillements qui pullulaient dans l'enceinte du bâtiment.
Ici et là, des arrancars s'affairaient à servir de leurs mieux leur grand maître. Leurs passages dans les couloirs, récents et anciens, avaient laissés une quantité impressionnante d'odeurs flotter dans les airs, s'ajoutant à cette légère odeur de renfermé qui s'était incrustée dans les murs même de l'édifice.

L'odeur principale qu'il pouvait détecter était celle de la sueur, récurrente imprégnée elle aussi. Iyashii sourit, les plus grands guerriers que ce monde ai porté circulaient entre ces murs, des créatures sanguinaires, avides de pouvoirs et de destructions et pourtant, comme tout à chacun, tel le plus crasseux des vagabonds, ils dégageaient tous la même odeur infecte et lourde de transpiration. Dans leurs toutes puissances, ils n'étaient pas devenu beaucoup plus que ce qu'il furent à l'origine, de simples corps animés par la vie.

Ils avaient beau pour la plupart se considérer comme invisible et tout puissants, les vermines de ce monde n'étaient rien de plus qu'un amas de chair et d'os, rattachés à leurs vie par leurs convictions.

Iyashii s'arrêta, dans un couloir adjacent, quelque chose dans l'atmosphère semblait avoir changé. Il recula d'un pas et s'immobilisa quelques secondes. C'était telle une vibration qui s'était dissipée aussi vite qu'elle était apparue.
L'arrancar, interpelé par cette sensation si étrange s'enfonça peu à peu dans les couloirs sans fin de Las Noches.
Un long moment durant, il déambula dans les couloirs du palais et malgré sa patience, l'animal se sentait comme un lion en cage.
Toujours les mêmes couloirs immaculés, toujours les mêmes dalles de marbre blanc, toujours les mêmes épaisses colonnes. Tout cet ordre, toute cette symétrie, tout cela écœurait la tique, en signe de répulsion, il cracha sur le sol étincelant du couloir dans lequel il se trouvait. Tout ce qui l'entourait l'insupportait, l'idée même d'un palais au milieu de ce désert infini était une injure à ses idées.
Las Noches était le signe du pouvoir et de la puissance du Hueco Mundo au milieu d'un désert infini et mortel, sans lois, sans principes.

Aizen lui avait promis des guerres, des batailles, la destruction, le chaos... Il avait parler de renverser l'institution même qui gardait cet univers en équilibre. Mais pour le moment, la tique n'avait rien vu de tout ça.

Alors que l'arrancar avançait, l'atmosphère était de plus en plus chargé de ces vibrations étranges. Il acheva alors son chemin devant une porte massive d'où semblait émaner ce reatsu étrange. C'était un cri étouffé dans l'eau et ce que l'insecte avait perçu jusqu'ici en était les remous.

L'insecte poussa la porte et se retrouva dans un autre couloir.

Yare yare.. qu'est ce que nous avons là...?!

D'un pas non chalant et bestial, l'animal s'approcha de la jeune femme tout en passant sa langue sur sa lèvre inférieur avant de pincer celle ci avec ses dents.

Eh bien petite chose, tu m'as l'air bien loin de chez toi !
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MessageSujet: Re: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
Ven 30 Déc - 3:53

    La demoiselle traînait alors dans ces couloirs depuis déjà quelques heures. Elle errait pour être plus précis. Elle ne connaissait rien de ce bâtiment, elle se laissait donc guider par ses pas. A vrai dire, ses pas ne l’avaient pas vraiment amenée bien loin. Elle ne faisait que tourner en rond aux alentours de sa cellule. Pourquoi ? Gin devait sans aucun doute encore une fois s’amuser à bouger sans cesse les couloirs. C’était son petit jeu. Malheureusement pour elle, Orihime n’en savait rien. Elle ne connaissait les habitudes d’aucun de ces êtres vivant dans ce monde et plus précisément dans ce palais blanc. Et si elle pouvait prétendre connaître deux des shinigamis traîtres, elle ne pouvait au fond uniquement prétendre les avoir déjà vu et les connaître de ce qu’elle se souvenait de la Soul Society, rien de plus, rien de moins. Et cela n’était pas beaucoup. Même ces hollows et arrancars les connaissaient beaucoup plus. Si elle était seule ? D’apparence, elle ne l’était pas, mais au vue de sa singularité dans un tel univers, car bien sûr, elle était on ne peut plus différente de ceux qui l’entouraient, elle l’était bel et bien. Oui, la jeune Inoue était seule. Et ce n’était pas forcément bon pour son moral. D’ailleurs, le fait de voir de tels monstres lui rappelait malheureusement et inévitablement son grand frère qui avait, lui-même, le temps d’un instant, transformé en l’un de ces monstres, évidemment pas totalement évolué comme eux.

    Tandis qu’elle se perdait toujours plus, n’ayant même pas le moindre repère, la demoiselle semblait de plus en plus manquer d’air. A vrai dire, si tout se ressemblait, tout semblait malheureusement bien vide et sans émotion. Le blanc était la couleur la plus triste et la plus vide, oui. Et pour une demoiselle qui était plutôt énergique et optimiste en général, c’était mauvais, déprimant et elle perdait toujours plus de motivation et le sourire disparaissait petit à petit. La jeune rouquine changeait au fur et à mesure qu’elle trainait dans ce palais froid. Si Tatsuki ou même les autres du petit groupe qu’ils venaient de former la voyait à l’instant, ils ne pourraient la reconnaître. Elle n’était véritablement plus la petite demoiselle qui parvenait toujours à rendre le sourire par ses gaffes ou encore simplement ses remarques. Son innocence semblait presque s’être évaporée de son corps. Si elle perdait l’espoir d’être sauvée ? Absolument pas. Elle espérait juste ne pas avoir à voir ses amis souffrir devant ses yeux. Voilà pourquoi elle s’était faite à l’idée qu’elle devrait rester à jamais entre ces murs blancs.

    Bien malheureusement pour elle, les choses n’allaient pas s’améliorer. En effet, l’arrivée d’un de ces monstres allait sans doute exercer, sur elle, davantage de pression et ça allait sans doute lui rappeler qu’elle n’avait plus vraiment de liberté. Peut-être était-ce même Ulquiorra qui revenait d’une mission ou d’une réunion et qui venait pour lui rappeler qu’elle devrait être dans sa cellule. Cependant, elle ne reconnaissait pas son reiatsu, ce ne devait donc pas être lui. Un autre ? Un membre de l’Espada, même ? Peut-être, qui sait. Elle ne les connaissait pas encore tous, à vrai dire, elle ne savait donc pas reconnaître s’il s’agissait de l’un d’eux ou s’il ne s’agissait que d’un arrancar. Finalement, les pas se rapprochèrent toujours plus jusqu’à rejoindre le coin du couloir où se trouvait la jeune humaine. Elle put voir alors un arrancar semblant encore plus bagarreur qu’Ulquiorra, ça, elle pouvait en être sûre, rien qu’au regard qu’elle voyait face à elle. De plus, elle put voir la particularité de tout hollow, leur trou. Celui-ci se trouvait au niveau du ventre de cet arrancar. Si elle s’en souciait ? Pas vraiment, mais son regard s’était posé dessus, rien de plus, rien de moins. Pour une humaine, c’était quelque chose de tellement surprenant qu’elle ne pouvait s’en empêcher. Peut-être malgré tout un petit peu de curiosité. Elle baissa néanmoins rapidement son regard. Elle ne supportait pas de les regarder bien longtemps, et surtout, elle se sentait rapidement écrasée par leur reiatsu, pour la plupart, bagarreur.

    Et celui-ci était spécialement sadique. Elle n’avait donc pas eu la force de lui tenir tête. Elle n’était pas terrorisée, elle n’avait simplement pas assez de force. Elle était faible mentalement. Elle n’avait pas un esprit très bagarreur, et c’était sans doute cela qui avait inquiété Ulquiorra bien avant qu’elle ne se fasse capturer. Et cela se retournait malheureusement contre elle tous les jours depuis son arrivée en ces lieux. Lorsqu’elle l’entendit prendre la parole, elle redressa ne serait-ce qu’un peu, comme pour prouver qu’elle l’écoutait, même si elle n’en avait guère envie. Elle n’avait pas trop le choix, après tout. La voix de cet arrancar lui donnait froid dans le dos, tout comme celle d’Ulquiorra, si ce n’est que c’était légèrement différent. Ses paroles n’étaient pas des plus rassurantes non plus. La jeune rouquine se sentait comme étouffée, elle avait l’impression que plus il se rapprochait et parlait, plus elle s’enfonçait dans un cul-de-sac. Que pouvait-elle lui répondre ? Et devait-elle seulement répondre ? Evidemment, elle savait que si elle ne prononçait pas un mot, il pourrait mal le prendre, mais elle ne savait quoi dire. Elle préféra alors ne pas dire un mot, pour s’éviter des ennuis supplémentaires. Si elle risquait d’y passer ? De toute façon, rien qu’en étant ici, elle risquait de mourir et ce à tout instant. Alors, autant faire avec cela. Orihime ne savait pas si elle prenait la meilleure décision, mais elle la prenait quand même.



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Sashikizu Iyashii
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MessageSujet: Re: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
Mer 4 Jan - 20:33

Belle et vulnérable, la jeune femme restait là sans bouger, comme pétrifier devant la créature qui se trouvait devant elle.
Ainsi c’était elle, la jeune humaine sur laquelle Aizen avait projeté ses desseins. Celle dont tout le monde parlait, la fillette aux pouvoirs d’un Dieu.

Iyashii la sonda pendant un moment. Malgré ses formes généreuses, elle était frêle et n’en paraissait que plus délicate, plus fragile. Ce n’était assurément pas un guerrier, elle n’aurait aucune utilité sur le champ de bataille.

Il l’attrapa par le cou et la souleva à hauteur de son visage, observa ses traits et ses expressions puis la lâcha.

« Tss, je ne suis même pas sur que tu vales ton poids de viande. Dis moi donc jeune humaine, ton pouvoir est-il si grand ? As-tu réellement le pouvoir de recréer ce qui a été défait ?! »

Ce pouvoir, il était si beau, si grandiose, si magnifique. Recréer ce qui avait été défait, il n’y avait donc là plus d’ordre naturel, plus d’équilibre. Si un être en ce monde était vraiment capable de rétablir les choses telles qu’elles étaient, de réinstaurer l’évidence d’une existence, alors cet être était une incarnation du chaos.
L’ordre établit qu’une acte à une conséquence, c’est là une règle élémentaire de l’infini, mais si une conséquence peut être effacée, alors la règle est obsolète, caduque.

Dieu seul savait qu’elles pouvaient être les possibilités d’un tel pouvoir, mais la tique comptait bien les utiliser à son avantage, peu importe Aizen et ses plans, peu importe sa grande puissance et son courroux. Tôt ou tard Iyashii saurait saisir cette si magnifique opportunité.

Il soupira.

« N’as-tu pas froid ici à errer dans ces vastes couloirs blancs ? Il y règne un perpétuel courant d’air froid, si léger que l’on a l’impression qu’il n’existe pas »

Sashikizu son écharpe et la plaça autour du cou de la jeune femme en un geste maternel.
Ses traits, déformés par les lambeaux de chairs qui recouvraient ses joues donnaient une impression de pitié. Il ressemblait en toute simplicité à une bête traquée et lacérée par un chasseur alors qu’elle ne demandait rien d’autre que de vivre, ou alors à un être issus d’une monstrueuse expérience.

Toute sa perfidie, toute sa cupidité, toute sa monstruosité ; tout cela c’était effacé, il ne laissait plus paraître de lui qu’une âme blessée.

« Pourquoi donc es tu ici ? Qu’est ce qui a poussé Aizen à te faire venir de force dans ces lieux ? Es tu toi aussi l’un de ses jouets ? Qu’il manipule à sa guise comme nous tous ici. »

Il prit un air et un ton qui lui donnèrent un air pathétique.

« Moi aussi je suis son jouet, et comme tu peux le voir, dit-il en montrant sa joue lacérée, mon maître à une façon bien à lui de me traiter. Tout ça parce qu’il pense que je suis… différent. »

Il rigola tout en se recroquevillant, se frottant et se grattant ici et là.
« Bien sûr que je suis différent, je suis comme qui dirait un peu... spécial ! C’est pour cela que le maître me traite comme ça. Il ne veut que mon bien. Et toi aussi il ne veut que ton bien, il fera tout pour que tu sois heureuse ici, tout comme nous le sommes tous ! »

Derrière ses traits pittoresques, la tique jubilait. Elle avait repérée sa proie du haut de sa branche et s’était jetée dessus. Il ne restait plus qu’à voir si elle allait s’agripper à elle ou tout simplement passer à coté.
Mais après tout, loin des siens et seul contre tous, qui ne chercherait pas une présence amical dans l’obscurité de ce palais immaculé.


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MessageSujet: Re: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
Lun 30 Jan - 0:15

    La demoiselle était plutôt oppressée par l’arrancar, la chose plutôt étrange, face à elle. Il n’avait rien de rassurant, ni sa façon de parler, ni son physique, ni son attitude générale, à dire vrai. Il était même plutôt très inquiétant. Néanmoins, Orihime l’avait bien compris, il lui fallait cacher au maximum sa peur et ce sentiment d’étouffement face à ses ennemis. C’est pour cela qu’elle essayait de dissimuler tout cela du mieux qu’elle le pouvait. En ne prononçant presque aucun mot, pour éviter de le montrer à travers des bégayements ou des tremblements tout simple de voix. Oui, elle savait qu’elle pouvait se trahir de cette manière. Mais elle s’en doutait un peu aussi que son attitude la trahissait également. Pourquoi ? Il ne lui était jamais arrivé de regarder un seul des êtres vivant ici-même dans les yeux. Elle en avait bien trop peur et elle n’arrivait pas à soutenir son regard vers le haut. De plus, la différence de force lui imposait en même temps une telle tenue. Face à tant de reiatsus si puissants, elle ne faisait pas le poids et elle ne le savait que trop bien, malheureusement. C’était également cela qui la mettait face à la réalité. Quand bien même elle souhaitait s’échapper, elle n’avait aucune chance d’y arriver. Elle était bien trop faible. Et le mental combattif n’était pas sien. Alors oui, face à une seule de ces bêtes, elle était déjà une proie bien trop vulnérable.

    Et cette créature, face à elle, le lui faisait bien comprendre et réaliser. Il la lâcha d’ailleurs telle une proie qu’il s’appropriait déjà. Elle sentit alors son corps trembler un court instant. Elle avait même sentit un frisson des plus effroyables. Comment devait réagir la jeune rouquine ? Ne rien dire, ne pas réagir ? C’était là la plus sage décision qu’Orihime pouvait prendre. Et c’est ce qu’elle fit. Elle resta ainsi stoïque avant d’entendre la question de la… bestiole. Si ses pouvoirs étaient grands ? Elle ne les connaissait même pas réellement jusqu’à présent, jusqu’à ce que cet homme les lui explique. Alors comment pouvait-elle les juger ? Néanmoins, elle l’avait également appris depuis qu’elle était en ces lieux, ne pas lui répondre serait bien trop dangereux. Ces êtres étaient les plus impulsifs et surtout inconnus à la demoiselle. Ils étaient donc imprévisibles pour la rouquine. Elle ne pouvait se permettre de mourir aussi bêtement.


    "Je… Je ne sais pas s’il est si grand… Mais je peux bien faire cela."

    L’arrancar semblait vouloir entamer une conversation avec l’humaine qui ne semblait pas aussi heureuse en pensant à cela. Néanmoins, toujours dans l’idée de ne vouloir s’attirer les foudres d’êtres aussi puissant, elle allait faire mine de se soucier de ce qu’il disait. Ca n’allait certainement pas être intéressant comme les conversations qu’elle avait avec Ichigo, Tatsuki, Chad ou Ishida, néanmoins, il lui fallait faire semblant. Tout était dans les apparences dans cette forteresse. La preuve en était que leur dit roi était le premier à utiliser des mensonges, son pouvoir lui-même était le mensonge. Alors oui, elle allait devoir mentir, elle aussi. Elle l’avait déjà fait avec Ulquiorra, de toute manière. Tout ceci n’était que mascarade.

    "Je n’ai pas froid. Je m’y suis habituée."

    Ce qui suivit choqua la demoiselle. Sans trop comprendre, elle vit l’arrancar revêtir son cou de son écharpe. Comment réagir ? Orihime ne réfléchit même pas, la surprise se lisait sur son visage mais étonnamment, un sourire apparut juste après. Il n’était pas si cruel que cela, alors ? Était-il différent des autres arrancars ? Elle le pensait à cet instant. Ce n’était certainement pas le cas d’Ulquiorra. Jamais il n’aurait pensé à la materner comme venait de le faire cet arrancar. Il semblait même se confesser. Sans trop comprendre, Inoue l’écouta, semblant même plus que relaxée. La demoiselle qui avait tendance à être douce à rassurer les autres, ayant le cœur sur la main, elle s’était dit que ce n’était pas mortel de l’écouter comme elle l’aurait fait pour ses amis. Finalement, elle prit à son tour la parole, alors qu’il finissait ses explications. Elle comprenait enfin comment cet homme traitait ses dits sujets, ses objets.

    "Ulquiorra est venu me chercher il y a de cela quelques jours parce qu’Aizen le lui avait ordonné. Il veut utiliser mes pouvoirs. Je n’ai d’autre utilité."

    Elle n’ajouta pas un mot. Que pouvait-elle dire de toute manière. Même si au fond d’elle, elle avait envie de consoler cet arrancar, elle ne savait que faire concrètement. Elle lui souriait alors simplement et sincèrement, comme pour lui faire sentir qu’elle le comprenait même un peu.
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MessageSujet: Re: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
Mer 1 Fév - 19:48


Grimmjow passa au travers du mur, vola sur plusieurs mètres dans le couloir et après avoir explosé un nouveau mur de Las Noches, s'écrasa sur le sol dans un grognement de colère douloureux. Un peu plus loin, le nouveau Sexta Espada Luppi ricanait sadiquement sous sa forme Resureccion. Il jubilait. Il jouissait de son empire sur son prédécesseur, il s'enthousiasmait de la domination qu'il exerçait sur lui. Il riait de sa faiblesse. Ce même rire qui avait déclenché les hostilités quelques minutes plus tôt...

Le Roi Panthère n'avait jamais été d'aussi mauvaise humeur depuis qu'il avait perdu son bras et son titre d'Espada. Cela faisait à peine une heure qu'il était rentré de Karakura et encore une fois, son combat face à Ichigo avait été interrompu. D'abord un type au masque de Hollow étrange, « le voisin » du rouquin, s'était interposé au moment où Grimmjow s'apprêtait à l'achever. Ce type possédait une force démesurée qui lui venait certainement de ce masque, semblable à celui qu'avait dévoilé Ichigo et qui lui avait offert un sursaut de puissance surprenant. L'Arrancar s'était fait écrasé en une poignée de secondes et dans un excès de rage il avait faillit utiliser sa Resureccion pour reprendre l'avantage. Mais Ulquiorra était intervenu et l'en avait empêché, mettant un terme à sa nouvelle excursion à Karakura, ainsi qu'à un combat qui s'annonçait épique. Cet enfoiré de bonhomme vert avait eu la même attitude que Tosen un mois plus tôt : il l'avait empêché de se battre à fond tout en le méprisant d'un air condescendant. Il lui avait même donné un ordre ! Le Roi Grimmjow, traité comme un vulgaire sous-fifre par un Espada ! C'en était trop pour lui, dès qu'il fut à Las Noches, il avait fuit la réunion d'Aizen pour se calmer les nerfs sur quelques Hollow du Hueco Mundo. Mais Luppi l'avait suivit...


« Hey Grimmjow ! C'est moi que tu fuis ? Où serait-ce Tosen qui te fait trembler de peur depuis qu'il t'as coupé le bras ?! »
Il s'arrêta un instant pour ricaner à gorge déployer. Le moment était mal choisi, très, très mal choisi. En temps normal, le félin aurait totalement ignoré ce foutu poulpe moqueur qu'il méprisait plus que tout au monde. Mais il avait besoin de calmer sa fureur sur quelqu'un, et Luppi semblait se proposer avec enthousiasme. En un éclair, le fauve se retrouva derrière la pieuvre qu'il explosa d'un violent coup de poing rageur en pleine tête. La surprise empêcha l'Espada de réagir suffisamment vite pour esquiver : il encaissa l'attaque et s'écrasa contre un mur. Grimmjow n'attendit pas que son ennemi réagisse. L'enfonçant de quelques centimètres supplémentaires en l'attrapant par la gorge, tout en le martelant de puissants coups de genoux en plein estomac. Chacun de ses mots, ponctuait le bruit des chocs de ses jambes contre le corps du Hollow.

« JE ! NE ! CRAINS ! PERSOOOOONNE !! »

« Etrangle, Trépadura... »
Une explosion de fumée rose repoussa soudainement la panthère qui s'écarta de quelques pas pour assister à ce qu'il redoutait tant : la Resureccion de Luppi.
Une tentacule jaillit du nuage de poussière à toute vitesse et frappa Grimmjow en plein ventre, l'Arrancar cracha un mince filet de sang sous la puissance du choc. Il baissa le regard pour comprendre ce qui venait de se produire et aperçut à l'extrémité des appendices, une dizaine d'aiguillons acérées dont la plupart avait traversé son Hierro. Dans un grognement de douleur il serra le poing mais n'eut pas le temps d'arracher le tentacule pour s'échapper, avec une force surhumaine, l'extension du bras de Luppi souleva le félin et le maintint à quelques mètres du sol tandis que son maître sortait de son trou dans le mur. Il semblait légèrement énervé parce que venait de lui faire subir Grimmjow et pourtant, il n'arborait aucune blessures. Comme l'on pouvait s'y attendre après la résurrection d'un Arrancar, la pieuvre s'était régénérer d'elle même.


« Tu crois pouvoir me vaincre avec un seul bras ?! Ne me fais pas rire... C'EST MOI L'ESPADA MAINTENANT ! »
Sept autres tentacules étaient apparut dans son dos et son masque de Hollow qui ressemblait à une simple broche avait maintenant pris l'apparence d'un casque un peu dans le style de celui d'un boxer. Son apparence n'avait pas sensiblement changé, et hormis ces appendices qui gigotait dans son dos, il ne semblait pas avoir obtenu un quelconque pouvoir supplémentaire. De toute façon, rien de toute cela n'aurait pu expliquer pourquoi Grimmjow venait d'éclater de rire dans une situation aussi critique. Sa colère s'était mué en un fou-rire hystérique qui déstabilisa Luppi. Mais après une minute de gloussement, l'ancien Espada se calma pour lancer une boutade excellemment bien placée.

« Utiliser ta Resureccion face à un Arrancar handicapé d'un bras... C'est d'un pathétique ! Tu ne seras jamais à la hauteur de mon titre ! »
Il dégaina aussitôt Pantera et s'en servit pour découper le tentacule accroché à sa chair avant de tirer un puissant Cero au moment même où il touchait terre. Sans attendre la contre-attaque, Grimmjow effectua un Sonido pour se retrouver derrière son adversaire afin de lui planter sa lame dans le dos. Le combat était bien trop déséquilibré pour qu'il ne puisse espérer vaincre Luppi actuellement, même avec sa Resureccion, le fauve ignorait s'il aurait une chance. Le seul moyen d'en finir une fois pour toute avec son « pseudo-remplaçant » était de le prendre de vitesse et lui assener un coup mortel avant que ses huit nouveaux bras ne deviennent une véritable gène. Par instinct, la panthère avait attaqué directement la pieuvre dans le dos car c'était certainement le seul endroit où ses tentacules ne pouvaient attaquer sans risquer de blesser leur maître. Malheureusement, il avait sous-estimé la rapidité de ces foutus appendices blancs, et la clairvoyance de son ennemi. Si le fauve avait réfléchit un peu plus avant d'attaquer, il aurait du prévoir que le point faible le plus apparent de Luppi était certainement aussi le mieux défendu. Tel des fusées, les extrémités aux allures de masses d'armes des bras de la pieuvre perforèrent Grimmjow de part en part. Il était parvenu à neutraliser deux tentacules avec son Cero et en avait découper un troisième grâce à Pantera, mais les cinq autres ne l'avaient pas épargnés. La douleur qui envahit tout son corps le rendit sourd aux élucubrations du nouveau Sexta, apparemment ravi de tenir au bout de ses « doigts griffus » le félin au bord de la mort. Ce dernier n'essaya même pas de s'arracher aux appendices qui le maintenaient fermement accrochés au bout de leurs piques, il n'en avait pas la force. Un orbe de couleur rose se forma alors au bout de la manche de Luppi, et en comprenant ce qui allait à présent se produire, le fauve cracha une giclée de sang et un commentaire de rigueur dans ce genre de moment.

« Merde... »
Grimmjow écarquilla les yeux en croyant discerner les mots « Grand Rey Cero » se former sur les lèvres de son bourreau, avant de les fermer par réflexe, ébloui par cette colonne de lumière qui fonçait droit sur lui...

Au milieu des décombres, le corps du Roi Panthère gisait inconscient. Son esprit évoluait à présent aux frontières du néant, luttant vainement contre ce gouffre béant qui l'attirait lentement vers ses profondeurs insondables. On l'appelait... « la Mort ».


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MessageSujet: Re: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
Mer 1 Fév - 21:30

L’attitude de la jeune femme semblait évoluer petit à petit. L’odeur délicieuse de peur qu’elle dégageait s’effaçait petit à petit. En temps normal, cela aurait dérangé Iyashii, mais en l’occurrence, c’était une première victoire. La tique s’était accrochée et allait pouvoir doucement parasiter sa victime.

Il la regarda de ses grands yeux lui expliquer ce qui lui était arrivé. Son regard était plein de compassion.

« Oh pauvre petite chose, tu dois être si triste loin de chez toi ! Mais le maître a ses raisons…
J’aimerai pourtant pouvoir t’aider, tu n’es pas à ta place ici… Mais le maître est si fort, et ses chiens d’arrancars qui lui servent de gardes sont si forts, si impitoyables…
Ils n’ont aucune pitié, et s’en prenne sans cesse aux plus faibles. Je ressens encore leurs coups, j’entends encore leurs brimades et leurs injures. Dans ce monde les faibles ne peuvent survivre s’ils sont seuls…
J’ai beau essayé de paraitre fort, et paraitre impitoyable moi aussi, ils finissent toujours par me démasquer… »


Il plaça sa main sur sa tête dans un geste de protection.

Bien sûr, les forts s’en prenaient aux faibles, néanmoins, celui qui s’en prendrait ainsi à Iyashii n’était pas encore né.

Assurément, il existait des êtres plus forts que lui, mais il n’en restait pas moins un vastolord, arrancarisé de surcroit. Sa puissance était bien supérieure à la plupart des êtres de ce ridicule palais, mais cela elle l’ignorait, tout comme la quasi-totalité des arrancars d’ailleurs. A part les shinigamis renégats, il n’y avait en fait personne qui était au courant de son statut.

Il se stoppa. Un léger tremblement venait d’ébranler l’air, une infime vague que lui seul pouvait percevoir, ou tout du moins nul autre qui n’aurait pas les mêmes capacités. Une masse de reatsu importante se déchainait… Un combat avait lieu non loin, des détonations eurent lieu et bientôt des grondements se firent entendre. La tique fixa la direction de laquelle venait le vacarme puis lorsqu’il sentit que les protagonistes s’approchaient, ou du moins, que l’un d’eux n’allait pas tarder à venir s’encastrer dans le mur, il se plaça devant Inoue comme pour la protéger.

Il y eut alors un choc important contre un mur tout proche, tellement fort que tout la pièce en trembla.

Puis un silence soudain.

Le vastolord prit alors les devant et invita la jeune humaine à le suivre. Lorsqu’ils eurent quitté la pièce, ils purent voir un mur à moitié détruit devant eux, au travers duquel on apercevait un grand nombre d’autres morceaux de battisses en ruine. L’arrancar qui se trouvait là, gisant, venait de parcourir un sacré chemin apparemment.

Celui qui avait fait ça approchait lentement, encore hors de leur champ de vision. La situation était inespérée. Si tout se passait comme prévu, Sashikizu allait pouvoir avoir une démonstration des pouvoirs d’Inoue. Il reconnaissait ce corps, pour en avoir entendu parler la veille, il était pour ainsi dire sans vie, un simple souffle aurait pu le briser, mais il s’agissait bel et bien de l’ancien sexta espada… Après tout, des demi-manchos aux cheveux bleus ça ne courait pas les rues.

« Inoue-san, s’écria-t-il en pointant le doigt vers le fond des décombres, je le sens, je le sens, c’est un des mauvais hommes ! C’est lui qui a mit dans cet état cet arrancar !
Il nous fera du mal s’il nous trouve, nous devons fuir ! »


Le comploteur fit mine de faire trois pas en courant puis fit soudainement demi tour.

« Non plutôt guéris celui-ci ! Je sens en lui il n’est pas aussi mauvais. Il pourrait nous protéger du mauvais homme. Moi je ne peux rien faire, vite ! Ou je ne donne pas cher de notre peau ! »

Il se plaça devant le trou béant pour attendre l’attaquant. Avec de la chance, elle allait tomber dans le panneau et lui allait pouvoir observer cette magnifique, cette si parfaite manifestation du chaos !


[voilà fait, j'espère que c'est cohérent, je l'ai fais ce midi et du coup j'ai du re modifier après ton post ^^ j'espère que ça ira^^]

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MessageSujet: Re: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
Dim 25 Mar - 21:58



On dit qu’avant de mourir, le film de notre vie repasse devant nos yeux en accélérée, comme si on rembobinait une cassette vidéo. Dans le cas de Grimmjow, un seul moment de sa vie lui revint en mémoire, un moment qu’il avait totalement oublié, un instant qui n’avait pour lui aucune signification. Sa « rencontre » avec une Arrancar insignifiante et faible, qui n’avait pas plus d’importance que les nombreuses fois où il avait tué, avait été choisis parmi des milliers d’autres souvenirs. Le voile obscur de la mort qui pesait sur la panthère se retira à mesure qu’il revoyait cette entrevue avec une inconnue dont seule le visage apaisant été resté gravé dans son esprit. Des images floues, entrecoupés d’ombres et de lumières, défilèrent ; chacune relatant l’histoire du renard et du félin sans réelles cohérences. Le subconscient de l’ancien Espada ne pouvait pas appréhender ce flot de pensées qui l’assaillaient, peut-être parce qu’il était bien trop proche de mourir, ou parce qu’il avait toujours été incapable de comprendre autre chose que la violence et la destruction. Mais une chose était certaine, ces souvenirs, cette « femelle » qu’il avait jugé auparavant trop faible pour être digne d’intérêt, lui laissait à présent une tout autre impression. Quelle était ce sentiment de tranquillité irréaliste ? Il n’avait jamais senti quelque chose d’aussi doux s’emparer de lui lorsqu’il reposait les yeux sur ce visage délicat. Le plaisir de détruire n’était plus rien comparé à la sérénité qu’il ressentait en cet instant et pour la première fois depuis qu’il avait acquis son autonomie en tant qu’Hollow, Grimmjow ressentit la peur. Une douleur d’une violence inouïe embrasa la totalité de son corps et chassa dans une lumière aveuglante le visage de cette créature ensorcelante.

Dans un hurlement sauvage, la panthère bleue reprit connaissance. Il se redressa dans le même temps et pris son visage entre ses mains, tremblant comme une feuille à cause de la terreur qui habitait encore son âme. Il tenta de se convaincre que cette frayeur lui venait d’une quelconque peur de la mort, mais il se fourvoyait. Si son corps était parcouru de spasmes, c’était parce qu’il réagissait de manière négative aux émotions qu’il avait ressenti en revoyant cette maudite Arrancar femelle. Persuadé que tout ceci n’était qu’un délire de son esprit pour appréhender sa mort inéluctable, il reprit vivement ses esprits et constata perplexe, qu’il avait bel et bien deux mains collés sur son fasciés. Il les retira pour poser son regard sur le reste de son corps, censé être pulvérisé par le Gran Rey Cero de Luppi et remarqua que chacune de ses blessures se résorbaient une à une, sous l’effet apaisant d’un étrange dôme de lumière orangée. Ses yeux croisèrent alors ceux de la prisonnière d’Aizen, une pathétique humaine kidnappée par Ulquiorra pour servir les dessins du maître de Las Noches. Il ne parvenait pas à comprendre d’où lui venait un tel pouvoir de guérison, ni comment et pourquoi elle était venue à s’en servir pour lui ; à vrai dire il s’en fichait éperdument. La pitié de cette femelle lui donner envie de vomir ! De quel droit se permettait-elle de lui venir en aide ? Lui, El Rey Pantera, sauvé par une misérable femme, c’était bien plus qu’il ne pouvait en supporter ! Avaient-elles toutes décidées de le rendre fou de rage ?! Dans un éclat de fureur, il explosa la voûte scintillante qui le soignait et hurla sa colère en se relevant. La pression de son Reiatsu éclata dans tout Las Noches, obligeant les faibles à se prosterner sous cette force invisible : Le Sexta Espada Grimmjow venait de renaitre.


« PUTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIN ! »

Cet exutoire le soulagea à peine, il était devenu une véritable bombe à retardement, qui n’attendait qu’une chose : un détonateur. Celui-ci se présenta sous la forme de Luppi, il avait traversé les couloirs de l’immense bâtisse nonchalamment, peu pressé d’en finir avec son « divertissement » ou de constater qu’il n’avait pas survécu à son Céro. La surprise que le Roi Panthère lu sur son visage lorsqu’il réalisa que sa proie était redevenu le prédateur, lui arracha un ricanement sauvage. Luppi lui, ne riait plus, l’extase qui s’était installé sur son fasciés avait laissée place à une grimace de terreur qui ne faisait qu’amplifier l’hilarité du fauve. Il balbutia quelques interrogations à peine audible, cherchant des réponses à ce revirement de situation totalement surréaliste tandis que de grosses gouttes de sueur se mettaient à perler le long de ses tempes. Et lorsque le silence reprit ses droits, marquant par sa présence la fin des rires du Roi, le poulpe comprit qu’il allait perdre la vie. Un hurlement inhumain s’échappa de sa gorge au moment où Grimmjow lui arracha deux de ses tentacules, après s’être téléporté dans son dos à l’aide d’un Sonido. Le sang jaillit en un flot intarissable et éclaboussa l’expression de sadisme intense qui s’était posé sur son visage. Il se pourlécha les babines avant de disparaître et se retrouver de nouveau face à son ancien bourreau, les deux appendices gigotant encore entre ses mains.

« Grimmjow… Enfoiré ! »

« C’est exactement ça… »
D’un mouvement sec, il referma les mains sur les tentacules avec une telle violence, qu’elles explosèrent en une pluie de sang. Luppi tenta une contre-attaque en envoyant un nouveau duo de tentacules sur la bête enragé, en vain. Deux orbes d’énergie pourpres se formèrent dans les paumes de Grimmjow au moment où les pointes acérées de la pieuvre s’apprêtaient à le transpercer. Avec un grand sourire, le prédateur déclara :

« Gemelos Ceros »
Les deux faisceaux de lumière ensanglantée fusèrent dans un bruit sourd à la rencontre de leurs ennemis, avec une facilité déconcertante ils réduisirent en cendre les appendices avant de disparaître en s’écrasant contre un mur. Les trous qu’ils laissèrent dans le marbre de Las Noches fit sourire un peu plus leur créateur, cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas sentit aussi puissant. Le regard animal et sauvage du Roi Panthère se posa alors sur sa proie, gravement blessé par les Ceros jumeaux qui ne l’avaient pas laissé indemnes. Il ne lui restait plus qu’un seul tentacule, bien misérable face au monstre bestial qui souhaitait sa mort, et qui ne servait qu’à soutenir le pauvre Arrancar, tel la béquille d’un blessé. Grimmjow s’avança alors vers lui d’un pas lent, mesurée, souriant comme un dément, il jubilait. Les rôles s’étaient complètement inversés et même s’il devait ça à une humaine qu’il méprisait, il devait avouer que son aide le transportait de joie. Tout était redevenu comme avant, sa puissance était revenu, elle avait même atteint un niveau supérieur ! Le monde semblait reprendre des couleurs, et l’envie de détruire par simple plaisir avait remplacé sa frustration d’avant. Il venait de renaître.

« Bordel… ARGH ! Qu’est-ce… Que… Tu fous... Grimmjow ! »
Arrivé à quelques centimètres du visage de Luppi, la bête assoiffée de sang planta l’un de ses bras dans le ventre de sa proie, traversant ses entrailles et lacérant ses tripes avec un sadisme terrifiant. Puis il attrapa le crâne du poulpe et plongea son regard euphorique dans les yeux horrifié de sa victime.

« Je récupères mon titre… Adieu ancien Sexta ! »
Une lumière rouge s’alluma dans les entrailles de l’Arrancar au moment même où la pression des doigts de son bourreau se fit plus intense que jamais sur son crâne. Il n’eut que le temps de hurler de peur et de douleur avant que le Roi Panthère n’abrège ses souffrances en lui arrachant la tête. Le corps de Luppi explosa dans un dernier Cero tandis que les murs immaculés se teintaient d’un rouge cramoisi. Grimmjow ricana à gorge déployé en agitant la tête sans vie de son ancien ennemi, avant de planter à nouveau son regard fou dans les yeux éteints du cadavre.

« Ton sang… On dirait de l’encre ! »

Il balança alors le crâne inerte de l’imposteur sans aucune compassion ou quelconque respect pour ce qui restait de l’Arrancar, et retourna auprès de l’humaine qui l’avait soigné tout en admirant son bras ressuscité. Une fois à sa hauteur, il cracha à ses pieds avant de se détourner et montré du doigt une cicatrice qu’il avait au bas du dos, juste à côté de son trou de Hollow. Alors il balança d’un ton sec et sans appel :

« Finis ton boulot femelle, et enlève moi ça ! »

Il ne se souciait pas de son allure hirsute ni de ses vêtements couvert de sang, peu lui importait la peur qu’il pouvait inspirer à cette misérable mortelle, du moment qu’elle faisait réapparaître son tatouage, il se fichait du reste. Tout comme il se fichait de cet étrange Arrancar à côté de cette fille, bien que son regard sournois et calculateur ne lui plaisait pas plus que ses cicatrices bizarres. A vrai dire, en cet instant, rien n’avait plus d’importance que sa « Renaissance ».
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MessageSujet: Re: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.
Sam 19 Mai - 13:29

Tout, absolument tout c’était déroulé selon son souhait.
Paniquée et désespérée, la jeune humaine avait usé de son pouvoir de réfraction de la réalité pour guérir Grimmjow.

Petit à petit, la tique pouvait voir le bras de l’ex espada se rematérialiser, cellule par cellule, c’était là une totale négation de l’équilibre, une totale contradiction avec l’ordre.
Iyashii frissonna alors que l’arrancar se releva et hurla. Non pas que l’acte ou le personnage en lui-même l’impressionnait, mais c’était un délicieux plaisir que de voir le chaos en marche.

Cette créature servirait ces desseins, c’était sûr. Puissante, incontrôlable, stupide… Rien de tel que de gros bourrins sans cervelles pour mettre un peu de désordre ici et là. Ce type exultait une telle rage, un trop plein de testostérone qui chatouillait le nez de l’insecte. C’était comme si l’arrancar bouillonnait, tandis qu’il taillait en pièce la ridicule créature qui lui faisait face. Son corps éclata dans un craquement jouissif alors que les morceaux de son corps s’étendaient ici et là dans le couloir.
Doucement, Iyashii s’avança vers un filet de sang qui ruisselet doucement dans sa direction. L’arrancar se pencha et y trempa ses doigts, avant de se relever et de passer sa langue visqueuse sur sa main squelettique.
C’était sans surprises, la matière, encore chaude, avait un gout ferreux propre à la saveur du sang humain. Si les hollows arrancarisés y avaient gagnés en humanité, ils y avaient par ailleurs perdu en gout, c’était bien dommage…

Le bourrin aux cheveux bleus s’approcha d’Inoue et lui ordonna de soigner la cicatrice qui cachait son numéro.

Quelle était donc ce besoin de se sentir classé, hiérarchisé. Pourquoi vouloir ainsi instaurer un ordre ?! Ce système répugnait Sashikizu qui regardait doucement le numéro de Grimmjow réapparaitre. Il se retenait, ah ça c’était sur ! Il se retenait d’attraper l’animal et de lui arracher ce morceau de chair tatoué avec les dents, de le séparer de la masse infecte de chair et d’os dans un hurlement de douleur. D’ainsi l’extirper et de le tenir à la vue de son propriétaire, pendant et sanguinolent puis de lui faire avaler par quelques moyens que ce soit. Et ensuite d’arracher la tête de cette petite garce d’humaine qui servait, avec un pouvoir si magnifique que le sien, à rétablir l’ordre.

Le vastolord frissonna de colère tandis que son sourire se crispa à plusieurs reprises, tel un tic. Un grand « 6 » était réapparut dans le dos de celui qui était redevenu à nouveau un espada.
Iyashii observa alors celui-ci, qui après avoir ordonné à l’humaine de partir, se stoppa un moment avant de reposer son regard sur celle-ci.

Les choses redevenaient enfin intéressantes. C’était là de l’envie, oui, de l’envie que l’espada ressentait. Inoue pourrait servir à ses plans. Oui c’était cela, malgré la destruction de celui qui lui avait prit sa place, Grimmjow bouillonnait toujours de ce feu destructeur. S’il y avait quelqu’un qu’il pourrait guider et influencer, ce serait bien lui.

Quelques secondes passèrent ainsi avant que l’attention du fauve ne soit détournée par une toute autre chose.
L’insecte l’avait senti, cette délicieuse odeur de sang, de mort. Un délectable sentiment de bien être l’envahit alors tandis que l’espada se dirigeait vers l’antre de la bête.

Resté en recule, Sashikizu ne pouvait que suivre avec la plus grande attention ce qui suivait, un large sourire se superposant avec les lacérations de son visage. L’excitation au fur et à mesure devenait tellement grande. Les plans se profilaient devant cette prison humide et sombre. Il était temps pour la tique de s’accrocher et de piquer la chair.
Un sentiment de bien être l’envahissait, à l’idée de pouvoir mener ses plans, l’arrancar sentait monter en lui une puissante érection.
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MessageSujet: Re: [Corrigé] Un oiseau hors de sa cage.






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